Comment briser le cercle vicieux qui descend ton bien-être

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Dans une réalité alternative, Michael Jordan est un looser.

Il n’a même pas réussi à intégrer l’équipe de basket de son lycée.

En fait, le coach lui lança que ce sport n’était pas fait pour lui.

Alors, il l’écouta et il le crut.

Il était triste, en colère, déçut et se sentait humilié.

Son rêve tombait à l’eau.

Au cours de ces années lycée, Michael était le p’tit gars pessimiste de la classe. Toujours un truc négatif à dire.

Les années suivirent, mais Michael devenait de plus en plus désagréable. Il était tout le temps en colère et il fuyait complètement sa vie.

Il essuya des échecs sportifs et scolaires, donc il se convainc d’être un raté. Si bien qu’aujourd’hui, il travaille chez Walmart dans une ville perdue du milieu des États-Unis.

Voilà, ce qu’aurait été la vie de Michael Jordan s’il avait gentiment écouté le coach de basketball de son lycée.

Par chance, faire face à l’échec lui apprit que c’était le meilleur moyen de se challenger et d’aller toujours plus loin. Alors, il essuya des échecs encore et encore pour devenir l’athlète mondialement connu de la NBA.

Tu penses peut-être qu’il faut une sacrée force mentale pour réussir ce qu’il a fait ? Mais, tu ne considères pas en être capable ? Pourtant, rien ne nous empêche de réaliser de telles prouesses, si ce n’est, les histoires que l’on se raconte.

Pour ne pas tomber plus bas que terre, Michael Jordan dut faire taire cette petite voix intérieure afin de briser le cercle vicieux qui se formait pour créer un cercle vertueux de réussite.

À ton tour, de choisir l’histoire que tu souhaites te raconter et créer un cercle vertueux !

Sommaire

Télécharge les feuilles d’exercices (35 pages – PDF interactif) ci-dessous afin d’identifier le cercle vicieux dans lequel tu te trouves pour le remplace par un cercle vertueux.

I. Qu’est-ce qu'un cercle vicieux ?

Schéma de pensées
Schéma de pensée classique

1. Définition

Un cercle vicieux est un schéma de pensée inconscient que nous subissons. Ce schéma commence dès le matin au réveil et continue jusqu’au soir.

Ton schéma de pensée est peut-être le suivant :

  • Quand ton réveil sonne, tu penses déjà à la longue et ennuyante journée qui t’attend. Alors, tu grognes ;
  • Tu traînes des pieds en te levant ;
  • Tu te regardes dans la glace et là, la première chose que tu te dis en te voyant, c’est « Pff, horrible ! » ;
  • Tu prends ta voiture pour aller au travail, tu grognes contre les automobilistes qui ne conduisent pas à ta convenance ;
  • Tu arrives au travail et tu entretiens des conversations négatives avec tes collègues à te comparer aux autres, critiquer le look du nouveau stagiaire…
cercle vicieux exemple
  • Résultat : Rien ne te motive, tu te sens fatigué de tout sans réellement savoir pourquoi.

Comme tu peux le constater, le cercle vicieux débute par une pensée négative. Cette pensée génère des émotions que tu subis et traînes avec toi. Si bien que cette charge que tu portes est visible via ton comportement.

Le problème, c’est que ce schéma de pensée emporte tout ce qui se trouve sur son passage. Donc, par exemple, si ton conjoint se trouve dans les parages, alors tu trouveras – plus facilement – quelque chose de négatif à lui dire.

2. Fonctionnement

Un cercle vicieux se nourrit de notre manque d’estime et de confiance en soi, car cela entretient nos croyances limitantes. Celles-ci sont responsables de nos pensées négatives« c’est sans espoir, ça ne sert à rien » – qui, elles, nous conduisent à ressasser le passé.

Ensuite, elles génèrent des sentiments négatifscolère, jalousie, tristesse, déprime et désespoir – qui entraînent, des réactions physiques pour y répondre. À leur tour, elles nous conduisent à émettre des comportements négatifsprocrastination, rester dans sa zone de confort, fuite, ne pas se sociabiliser – qui renforcent alors les pensées négatives initiales (à cause de notre biais de confirmation).

Cela renforce l’idée personnelle que l’on ne mérite pas d’avoir confiance en soi pour accomplir nos objectifs, si bien que l’on s’autosabote de sorte à échouer tout ce que l’on entreprend. Donc, tu restes là où tu es en blâmant le monde de tes problèmes. C’est ainsi que se maintient le cercle vicieux.

Exemple

Événement : Un ami te répond froidement lorsque tu lui dis bonjour.

Cognitif : Tu penses : « Ok, qu’est-ce que j’ai fait ? Je sens qu’il a vraiment un problème avec moi en ce moment. C’est totalement irrespectueux de répondre aux gens comme ça, qui plus est je suis son ami. Quelle honte ! Je suis sûr, c’est à cause de notre débat de la semaine dernière. Ou non, à cause de l’apéro du mois dernier. Rolala, mais ça se trouve toutes les personnes présentent m’en veulent de quelque chose. Olala, c’est sûr ! C’est bien ce que je pensais, personne ne m’aime. Je suis un raté. »

Émotion : Tu développes des émotions qui te font te sentir honteux, gêné, stressé, anxieux…

Réaction physique : Soit tu fuis, soit tu te bats. Dans cette situation, tu fuis si bien que tu prends tout sur toi.

Comportement : Tes pensées irrationnelles, tes sentiments qui en découlent et ta réaction physique entraînent un comportement d’autosabotage.

Exemples :

  • Comportement d’évitement : Tu te mets à l’écart des gens et tu deviens silencieux. Résultat : Tu ressasses cet événement encore et encore en modifiant le scénario – j’aurais dû lui dire si ou ça – tu y penses tellement que tu n’arrives plus à te concentrer et tu procrastines ;
  • Comportement rancunier : Tu réagis agressivement et cherches à punir ton ami pour son comportement. Alors, tu traînes avec toi une colère qui te conduit à contrarier ton entourage, et ce, de manière disproportionnelle à ce que tu as vécu.

Partie cognitive

J'ai vécu des choses terribles dans ma vie... dont certaines se sont réellement produites !

Mark Twain

Voyons à présent la première étape du cercle vicieux : la partie cognitive.

En fait, nous réagissions tous différemment à un stimulus à cause de nos croyances.

En effet, notre passé et notre façon de l’interpréter forment nos croyances sur le monde. Si bien que l’on interprète ce monde en cohérence avec notre histoire passée. Donc, chaque individu analysera un événement particulier en sélectionnant différemment un élément plutôt qu’un autre, ce qui le conduit à émettre une opinion à cet effet.

Par conséquent, nous interprétons un événement afin de le faire correspondre avec notre façon de penser même si cela est objectivement faux. Cette façon d’interpréter le monde suit nos schémas de pensée – les mêmes schémas qui forment nos cercles vicieux.

Pour illustrer cela, dans une expérience de témoignage oculaire menée dans les années 50 par Allport et Postman, les chercheurs montrèrent aux participants – les témoins oculaires – la photo d’un homme blanc mal vêtu tenant un rasoir (ou un couteau) devant un homme noir bien habillé. Les sujets transmettaient ensuite ce qu’ils avaient vu à quelqu’un d’autre, qui lui-même la transmettait à une autre personne. Les résultats montrèrent que les participants ont inversé les deux hommes, de telle sorte que l’homme tenant l’arme était l’homme noir et la victime l’homme blanc. Ces résultats suggèrent que nous interprétons un événement en fonction de nos croyances existantes (p. ex., stéréotypes, préjugés).

Ce qu’il faut retenir de cette expérience, c’est que nos croyances modifient la façon dont on perçoit un événement si bien que notre interprétation du monde peut être erronée et nous causer d’inutiles souffrances émotionnelles. Mais comme ces croyances sont ancrées dans un cercle vicieux, alors nous ignorons l’origine de ces souffrances.

Les schémas de pensées qui peuvent nous causer du tort comprennent des distorsions cognitives. Elles sont des erreurs de pensées qui peuvent être le début du cercle vicieux qui descend ton bien-être. Tu te reconnaitras parfois dans cette liste, mais pas de panique, nous en sommes tous victimes par moment.

  • Pensée exigeante : Tu te dis que toi, les autres et le monde doivent agir d’une certaine façon, sinon tu l’interprètes de manière terrible et injuste, au point de ne pas pouvoir le supporter. Alors, tu formes des attentes irréalistes et irrationnelles ne pouvant être satisfaites. L’idée est d’alors remplacer ces exigences par des « préférences », pour les neutraliser via des pensées alternatives ;
  • Pensée « tout ou rien » : Tu interprètes un événement comme, soit bien, soit mal, sans possibilité de nuances. Alors, si quelque chose se passe mal, tu le considères comme un échec total. Le perfectionnisme se nourrit de ce genre de pensées via des attentes irréalistes envers soi et les autres ;
  • Généralisation excessive : Lorsque tu fais face à l’échec une fois, alors forcément tu échoueras de nouveau si tu réessaies. Par exemple : Suite à une déception amoureuse ou un échec professionnel ;
  • Le filtrage mental : Tu sélectionnes les informations et tu les analyses de manière déformée. En fait, tu vois les choses telles que tu penses qu’elles sont et non selon leur nature objective. Donc, tu tires de mauvaises conclusions et – bien souvent – tu les interprètes négativement ;
  • Ne pas tenir compte du positif : Tu rejettes tes expériences positives en les considérant sans valeurs. Par exemple : Plutôt que de te féliciter d’avoir obtenu ton diplôme, tu te dis que n’importe qui peut le faire et tu dénigres tes performances. Malheureusement, ce schéma de pensée conduit toutes formes de positivité de ta vie à la poubelle si bien que les seules pensées qui comblent ton esprit sont négatives – entretenues par un biais de négativité ;
  • Lecture de pensées et voyance : Tu as tendance à penser de manière « Si…, donc… », ce qui te conduit à émettre des conclusions négatives sans éléments probants. Si bien que tu penses savoir ce que quelqu’un pense de toi comme : « Elle pense que je suis stupide », « Ils me détestent tous ». Ou même, tu anticipes des événements négatifs à venir : « Je vais louper cette présentation et ils vont tous se moquer de moi » ;
  • Raisonnement émotionnel : Tu associes tes émotions à une situation. Par exemple : Si tu te sens stressé, alors tu interprètes la situation comme négative. Si tu te sens méfiant, alors forcément tu ne dois pas faire confiance à telle ou telle personne. Même si cela peut être vrai, n’oublie pas que tes sentiments ne sont pas des faits ;
avatar cercle
  • Étiquetage : Tu ne peux pas t’empêcher de coller des étiquettes négatives sur ton front dès que tu analyses ce que tu fais. Si bien que tu te trouves stupide, faible, désespéré et maladroit. Cependant, tu n’es pas ce que tu fais et les autres non plus ;
  • Personnalisation : La personnalisation implique de se tenir responsable pour un fait dont on n’avait pas 100% le contrôle. Par exemple : Se sentir en échec scolaire avec 15 de moyenne parce que ce n’est pas assez bien pour ses parents ; se sentir responsable de ne pas avoir d’augmentation parce qu’on ne satisfait pas son employeur ;
  • Faible tolérance à la frustration : Cette situation survient lorsque l’on croit ne pas avoir à subir la frustration. Lorsque quelque chose est désagréable ou difficile à accepter, alors elle est intolérable. Ce schéma de pensée peut conduire à des comportements extrêmes. Par exemple : Ne pas accepter qu’un automobiliste aille à une vitesse qui ne nous convienne pas, si bien que tu deviens grossier envers cette personne. Si l’on se concentre sur ce que l’on ne supporte pas, alors on sous-estime notre capacité à faire face à l’inconfort. Même si, beaucoup de choses sont difficilement tolérables, elles le sont d’autant si on leur accorde toute notre attention ;
  • Pensée catastrophique : Ce schéma de pensée nous conduit à interpréter une situation comme bien pire qu’elle ne l’est en réalité. Par exemple : J’ai complètement raté mon concours. Tout le monde se moquera de moi. C’est injuste. Je ne le supporte pas.

Partie émotionnelle

Le cercle vicieux se nourrit également de nos émotions.

En fait, tu ressens des émotions, seulement, après avoir interprété la situation en cohérence avec tes croyances. Ainsi, suivant le cercle vicieux, tu ressentiras des émotions de colère, jalousie, honte, dégout, peur, tristesse ou surprise.

Selon ta capacité à t’adapter à tes émotions, celles-ci renforceront ou briseront le cercle vicieux.

Partie physique

Généralement, lorsque nous sommes piégés dans un cercle vicieux, alors nous nous sentons incapable de gérer nos émotions, de sorte à prendre une direction de fuite, plutôt que de combat.

Il s’agit d’un réflexe hérité de nos ancêtres pour assurer la survie de l’espèce. Donc, nous n’avons aucune possibilité de nous débarrasser de celui-ci.

En fait, dans une situation challengeante, notre corps subit des changements physiologiques importants nous rendant très vif et réactif, voici des exemples :

  • Tu t’allonges dans ton lit, quand tout à coup tu vois une grosse araignée au plafond. Ta réaction instinctive est « DANGER ! » alors, ton corps s’active pour se battre ou fuir le danger, si bien que ton cœur bat la chamade, tu as chaud, ton estomac se noue… jusqu’à réaliser qu’il n’y a pas de danger extrême – sauf en cas d’arachnophobie. Alors, ton cerveau rationnel prend le dessus sur ton cerveau émotionnel primitif. Il évalue la situation et conclut qu’une erreur cognitive s’est produite. En effet, la situation n’est pas dramatique, car nous disposons des ressources nécessaires pour y faire face. Étant donné que tu te bats, alors ton corps retrouve rapidement son équilibre naturel pour faire face à la situation ;
  • Tu es seul chez toi. C’est calme. Quand tout à coup, tu entends un craquement dans une autre pièce. Ton corps se met en état d’alerte, car tu penses ne plus être seul. Tu es sur tes gardes, tu tends l’oreille, tes yeux sont grand ouverts, ton cœur s’accélère, tu contrôles ta respiration, tes poumons font le plein d’oxygène, ta température corporelle augmente prête à agir à tout moment. Soudainement, tu entends la voix de ton coloc’ à l’autre bout de l’appartement. Alors, ton corps retrouve son équilibre.

Mais, les déclencheurs de stress – qui provoquent des réactions physiques inconfortables de combat ou de fuite – sont différents pour chacun d’entre nous. C’est pourquoi certaines personnes qui souffrent de stress et d’anxiété subissent cet état quotidiennement. Donc, beaucoup d’entre nous fuient des situations quotidiennes pourtant sans réel danger physique, même si, le combat ou la fuite provoque des réactions physiques très réelles – de faibles à élever – en raison d’une réaction de défense à un danger potentiel.

Cependant, nous pouvons le manipuler à notre avantage.

Une astuce consiste à comprendre les phénomènes physiologiques en cours pour les dédramatiser et éviter de les amplifier. Voici les réactions physiques associées :

  • Ton cœur bat plus vite pour augmenter la circulation sanguine afin d’anticiper un effort physique musculaire ;
  • Ton cerveau s’emballe à cause d’une libération d’adrénaline ;
cerveau
  • Ta respiration devient forte. Ta gorge et tes narines s’ouvrent pour inonder tes poumons d’oxygène et augmenter la circulation sanguine. Mais, l’oppression ressentie dans ta poitrine et ta gorge cause des difficultés à respirer, car le corps est en surcharge d’oxygène. Comme cette situation est dangereuse, le corps brûle l’oxygène supplémentaire en resserrant la poitrine et les poumons ce qui réduit l’inspiration ;
  • Tu rougis à cause de l’adrénaline qui provoque la dilatation de tes vaisseaux sanguins afin d’améliorer la circulation sanguine et l’apport d’oxygène ;
  • Tu subis une excessive transpiration, car ton corps régule ta température interne, passant d’un réchauffement – pour faciliter la circulation sanguine – à un refroidissement provoquant la transpiration ;
  • Des papillons et des sensations de malaise causées par le cortisol qui arrêtent ton système digestif (car il n’est pas nécessaire pour combattre ou courir). Donc, cela redirige le sang vers les systèmes essentiels tels que le cœur, les poumons, les jambes et les bras ;
  • Ta voix devient tremblante à cause d’une surcharge d’oxygène qui perturbe la vocalisation ;
  • Tes muscles se tendent à cause du pompage de l’oxygène vers les muscles ;
  • Et, ta vision se rétrécit avec un effet de « tunnel » dû à une dilatation des pupilles pour absorber autant d’informations visuelles que possible. En fait, les yeux se recentrent sur la distance pour repérer le danger.

Connaître la cause de tes réactions physiologiques peut t’aider à surpasser ton stress et ton anxiété, a fortiori briser le cercle vicieux. Mais parfois, lorsque l’on commence à ressentir les premiers symptômes du stress, on a tendance à se fixer sur notre ressenti au point de l’amplifier, ce qui nourrit le cercle vicieux.

Donc, le problème vient de la seule anticipation de ces réactions physiques, par peur de rougir, de transpirer, d’être essoufflés, de paniquer… bref, nous ne voulons pas que les autres soient témoins de cela.

Si bien que la réponse au danger devient le danger lui-même. Une autre solution, pour briser le cercle vicieux, est d’alors privilégier les pensées rationnelles en remplaçant tes pensées négatives et croyances limitantes par des pensées et croyances alternatives, afin de créer un cercle vertueux.

Partie comportementale

Maintenant, nous savons que le cercle vicieux commence par des pensées négatives qui génèrent des sentiments négatifs provoquant des réactions physiologiques spécifiques. En conséquence, le cercle vicieux continue sa route au niveau comportementale, si bien que nous adoptons un comportement en adéquation avec l’ensemble de ces éléments.

À savoir, lorsque tu anticipes un événement inconfortable, alors cela te pousse à procrastiner de sorte à repousser le moment de la confrontation. Ou alors, tu adoptes des comportements évitant pour esquiver les lieux ou les situations qui risquent de produire de telles angoisses. Mais, si la situation ne peut être évitée, alors tu adoptes des comportements d’autosabotage, tels que :

  • Des comportements de sécurité: Cela te conduit à repérer les sorties pour avoir un plan d’évacuation en cas de gros stress, éviter la caféine, garder des médicaments contre l’anxiété sur soi « au cas où », approuver tout ce que l’autre dit, te faire tout petit, consommer de l’alcool afin d’inhiber la peur et d’augmenter ta confiance ;
  • Des comportements de fuite : Lorsque notre comportement implique la fuite, alors on évite totalement la situation sociale. Malheureusement, ce comportement peut également aggraver ta situation, car tu repousses le problème en évitant la peur de te découvrir et de découvrir ce que le monde a à t’offrir ;
  • Réduction de l’activité : Nos pensées négatives nous minent le moral et nous subissons une baisse d’énergie. Alors, nous déclinons une sortie puis une autre, jusqu’à rester complètement enfermé chez soi. Même si ces activités te procuraient du plaisir et te passionnaient, à la place, tu te contentes du strict minimum pour survivre. De cette façon, tu renforces ton état de mal-être et entretiens le cercle vicieux dans lequel tu vis ;
  • Mauvaise interprétation catastrophique : Tu interprètes négativement tes sensations physiques et psychologiques de sorte à penser souffrir d’une grave maladie lorsqu’il ne s’agit que de symptômes d’anxiété. Par exemple : Tu crois que tes essoufflements sont dus à un début de crise cardiaque, donc tes symptômes d’anxiété augmentent si bien que tu confirmes ton « problème » ;
  • Scanner ou hypervigilance : Il s’agit d’un schéma de pensée similaire au précédent. En fait, lorsque tu crains être atteint d’une forme de maladie grave, alors tu deviens sensible à toutes preuves physiologiques allant dans ce sens. Même si cela relève du fonctionnement normal du corps. De surcroît, cela augmente ton anxiété et ton besoin de vigilance ;
  • Prophéties autoréalisatrices : Lorsqu’un individu s’attend à vivre un événement négatif, alors il se comporte d’une façon qui attire ce genre d’événement, ce qui réalise leur prophétie. Si tu as des croyances négatives sur ce que les autres pensent de toi, alors il se peut que tu agisses d’une façon qui confirme cela. Par exemple : Si tu t’attends à ce que les autres soient agressifs à ton égard, alors tu adopteras un comportement défensif si bien que tu susciteras l’agressivité des autres et confirmeras ainsi ta croyance initiale ;
  • Perfectionnisme : Cela maintient un faible niveau d’estime et de confiance en toi. En effet, nous nous fixons des tâches et objectifs beaucoup trop grands à atteindre, si bien que l’on renforce notre idée de ne rien réussir.

Malheureusement, ces stratégies ne font que renforcer le cercle vicieux dans lequel tu vis ce qui diminue ton bien-être.

En effet, ce type de comportement repousse le problème, car tu refuses d’affronter tes peurs et de vivre l’inconfort. Donc, tu restes dans un cocon où le danger n’existe pas, mais dans lequel tu te sens mal.

II. Pourquoi briser le cercle vicieux ?

La folie, c'est de faire toujours la même chose et de s'attendre à un résultat différent.

Albert Einstein.

Si tu en as marre de subir ta vie, que tu veux te donner une chance de créer quelque chose de différent et de vivre la vie qui te correspond, alors tu dois changer ce que tu fais quotidiennement. En effet, ce n’est pas en faisant tous les jours la même chose que ta vie changera.

En fait, le cercle vicieux te maintient dans une vie qui ne te convient pas, que ce soit au niveau professionnel ou personnel, il t’empêche de t’épanouir et de faire ce que tu as vraiment envie de faire.

Donc, tu dois briser le cercle vicieux en adoptant des croyances saines, des pensées positives, des attitudes positives et des habitudes saines.

Mais, cela implique de sortir de sa zone de confort. Tu sais, la zone au-delà de laquelle tu te sens moins à l’aise et un peu challengé, mais qui te fait te sentir vivant.

zone de confort

Si tu ne te mets pas en mode explorateur pour aller en direction de ce qui se trouve au-delà de ta zone de confort, alors tu ne trouveras jamais la motivation d’agir en direction de la vie qui te correspond, car tu entretiendras le cercle vicieux.

En fait, le cercle vicieux te conduira à penser négativement et imaginer les conséquences négatives d’agir. Donc, tu interprètes négativement tes désirs ce qui te pousse à procrastiner et à adopter des stratégies d’autosabotages, énumérées ci-dessus.

Finalement, pour enfin briser le cercle vicieux dans lequel tu vis, tu dois dépasser la barrière de ta zone de confort. De cette façon, tu te sens de plus en plus capable de passer à l’action, alors, ton niveau d’estime et de confiance en toi augmente. Par voie de conséquences, tes pensées deviennent de plus en plus positives et ta motivation accroit. Alors, la peur de l’échec n’est plus un problème, car tu as le contrôle de ta vie.

III. Comment briser le cercle vicieux qui descend ton bien-être ?

Pour briser le cercle vicieux qui te freine dans la vie, il te faut le remplacer par un cercle vertueux.

En fait, contrairement aux cercles vicieux qui s’enclenchent selon des procédés inconscients et émotionnels, un cercle vertueux nécessite d’agir consciemment, dans l’une ou l’autre direction, en usant de notre raison.  

Pour cela, tu devras prendre conscience de ta présence au quotidien afin de remarquer tes pensées et comportements qui peuvent te faire basculer dans le mauvais cercle.

1. Agir au niveau cognitif

La première étape consiste à stopper le cercle vicieux dès son apparition, c’est-à-dire dès la partie cognitive de la perception d’un événement.

partie cognitive cercle vicieux

La façon dont nous interprétons un événement dépend de l’influence de nos croyances sur nos pensées. Comme, le cercle vicieux dans lequel tu vis se nourrit de croyances négatives, alors il te faut y remédier en générant de nouvelles croyances. Pour cela, je t’invite à consulter cet article sur les croyances limitantes.

De plus, notre mode de vie entretient nos croyances. C’est pourquoi il te faut adopter de nouvelles habitudes – plus saines – afin de renforcer tes nouvelles croyances. Pour cela, détermine tes objectifs de vie pour lesquels tu suis un plan d’action pour les atteindre. De cette façon, tu peux briser ton cercle vicieux très rapidement en exécutant une habitude saine que tu auras préalablement définie comme ayant de la valeur pour toi.

Également, les habitudes saines t’aideront à conscientiser ta présence et rediriger ton attention sur le positif. En effet, autant que le négatif attire le négatif, le positif fait de même. Donc en intégrant des habitudes saines à ta vie, cela génère du positif qui étouffe le négatif. Pour cela, pratique de la gratitude, la lecture de livre de non-fiction pour te familiariser avec une autre forme de pensée, la méditation ainsi que la pratique d’une activité physique.

Finalement, ces habitudes écarteront tes pensées négatives et faciliteront l’accès à des pensées positives. Ainsi, tu écartes les croyances négatives qui entretiennent le cercle vicieux pour laisser place à un cercle vertueux.

2. Gérer nos émotions

Cependant, il se peut que tu rencontres des difficultés à stopper le cercle vicieux dès le démarrage. Alors, il te faut l’arrêter à la seconde étape, c’est-à-dire lorsque tu ressens des émotions négatives.

Pour cela, des exercices de relaxation – telle que la méditation – seront d’une grande aide pour t’aider à gérer tes émotions. Souvent, la difficulté à gérer ses émotions vient d’un manque d’estime et de confiance en soi, car on se sent soit en danger, soit incapable de faire face à la situation. C’est pourquoi apprendre à se connaître, se respecter et agir pour soi est important pour ne pas se sentir dépasser par les événements extérieurs.

L’émotion qui risque le plus de te freiner dans la conquête de la vie qui te correspond est la peur. Celle-ci te paralysera de sorte à te maintenir dans le cercle vicieux.

En fait, tu n’as pas le choix de vivre cette émotion pour créer un cercle vertueux, car une vie épanouie ne se passe pas confortablement assise dans son canapé, mais quand on va au-delà de notre zone de confort et qu’on embrasse nos peurs.

Donc, le cercle vertueux se trouve exactement en dehors de cette zone.

transforme cercle vicieux en

Pour autant, tu ne dois pas te jeter dans la gueule du loup d’un coup, mais avancer par petit pas en direction de ce que tu recherches. Alors, cela demande un peu d’organisation pour ne pas se traumatiser et ne plus jamais se challenger. Pour cela, je t’invite à découvrir ici, comment t’organiser de sorte à passer à l’action convenablement.

3. Prendre conscience de nos réactions physiques

Maintenant, il est possible que le cercle vicieux continue sa route en direction de tes réactions physiques.

Alors, l’ensemble de ton corps te dira de fuir.

Mais au niveau mental, tu mèneras le combat.

Tu ressentiras de l’inconfort – transpiration, rougissement, voix tremblante… – mais en décidant de te battre, tu offres l’opportunité à ton corps d’apprendre à gérer ce genre de situation. De cette façon, il trouvera des moyens de s’adapter, notamment en utilisant des techniques de relaxation que tu auras apprises en méditant. Ainsi, ton corps saura de mieux en mieux faire face à ce genre de situation, jusqu’à un jour oublié que cela représentait un challenge.

4. Arrêter nos comportements d’autosabotage

Si tu n’as pas réussi à stopper le cercle vicieux aux étapes précédentes, cela signifie que tu es sur le point d’agir négativement.

Mais ce n’est pas trop tard.

Tu peux encore arrêter le schéma de pensée qui te pousse à agir ainsi.

Pour cela, tu dois user de stratagèmes comme :

  • La méthode des 5 secondes pour arrêter de procrastiner et passer à l’action. En effet, la motivation se trouve dans l’action, alors nous devons agir vite pour limiter l’apparition de pensées négatives ;
  • Fixer ton attention sur un élément de ton environnement, écouter de la musique ou regarder une vidéo… afin de ne plus te concentrer sur tes sensations physiques ;
  • Agir différemment afin de limiter l’impact de prophéties autoréalisatrices. De cette façon, ton nouveau comportement créera des résultats différents ;
  • Lorsque tu as envie de fuir une situation stressante, alors mime les gens autour de toileur façon de se tenir, de respirer, de parler et copie leur énergie.

Exemple

Événement : Un ami te répond froidement lorsque tu lui dis bonjour.

Cognitif : Tu te dis : « Qu’est-ce qu’il a ? Qu’est-ce qui ne va pas chez lui ? Peut-être que quelque chose de mal lui est arrivé ».

  • Croyance : Tu ne le prends pas personnellement ;
  • Pensées : Neutre voire de compassion ;
  • État mental : Tu te fais du souci pour lui, mais cela ne te prend pas ton énergie.

Émotion : Tu éprouves des émotions qui reflètent tes croyances et pensées, c’est-à-dire de la confusion, de l’inquiétude, de la curiosité… mais tu ne supposes pas savoir pourquoi il a fait, ce qu’il a fait, ni que cela signifie que tu es une mauvaise personne ni que cela a quelque chose à voir avec toi.

  • Tes émotions ne sont pas disproportionnées et tu les gères parfaitement. Elles ne sont pas encombrantes.

Réaction physique : Soit tu fuis, soit tu te bats. Dans cette situation, tu te bats si bien que tu reprends le contrôle sur les effets physiologiques.

Comportement : Tes pensées sont rationnelles et équilibrées, si bien que tes sentiments qui en résultent t’amènent à te comporter de manière positive et « saine ». Par exemple :

  • Tu partages à ton collègue le fait que tu as l’impression qu’il n’a pas bien agi. Tu lui demandes s’il est contrarié ou juste fatigué. Tu lui demandes s’il va bien et tu essaies de l’aider ;
  • Ou alors, tu laisses tomber, mais ne laisses pas pour autant cet événement impacter ton estime de toi. Donc, tu passeras une journée saine sans ressasser cet événement ni te lancer des pierres. De plus, tu ne penses pas que sa manière d’agir reflète sa valeur, c’est pourquoi tu ne ressens pas le besoin de le catégoriser comme une mauvaise personne.

IV. Conclusion

Lorsque tu brises le cercle vicieux dans lequel tu vis, tu t’offres l’opportunité de vivre une vie aussi extraordinaire – ou presque – que Michael Jordan.

En effet, le cercle vicieux vise à limiter ta vie à ce que tu connais pour ne surtout pas vivre d’émotions négatives, et encore moins de les affronter. Cette façon de vivre est problématique, car nous sommes incapables de vivre la vie qui nous correspond.

Alors, pour briser le cercle vicieux de ta vie, il te faut changer ce que tu fais habituellement afin de prendre conscience de tes pensées et actions subies au quotidien. Ainsi, tu pourras les remplacer par des pensées et actions que tu auras délibérément choisies, ce qui augmentera ton bien-être.

Ainsi, tu dois changer tes habitudes autant que tes croyances limitantes, tes pensées négatives et tes comportements négatifs pour créer un cercle vertueux.

Finalement, le cercle vicieux ne peut survivre lorsque tu sors de ta zone de confort.

As-tu réussi à déterminer le cercle vicieux dans lequel tu vis ? Partage ta réponse en commentaire.

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