Comment lire les étiquettes nutritionnelles : explication

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J’ai une amie, Julie, qui ne jure que par les produits bio. Elle est du genre à faire attention à ce qu’elle mange. Mais la semaine dernière, elle m’a confié qu’elle ne comprenait pas pourquoi elle ne perdait pas de poids. Elle me dit qu’elle fait attention, qu’elle n’est jamais dans l’excès, et pourtant elle est toujours enrobée.
Alors, je lui ai demandé d’ouvrir ses placards, qu’on voit ça ensemble ! Au premier abord, des produits sains. Des produits du type riz basmati, lait d’amande saveur vanille, jus de pomme bio… Vraiment des produits « sains ».
Mais seulement au premier abord…

J’ai alors donné un petit cours pratique à Julie pour lui apprendre à lire les étiquettes nutritionnelles au dos de ces aliments préférés. Elle était choquée par la quantité de sucre caché un peu partout dans ces aliments dits « sain ».
Je te propose de découvrir comment toi aussi, tu peux apprendre à lire les étiquettes nutritionnelles et reprendre en main ton caddie de course.

Sommaire

1. Pourquoi apprendre à lire les étiquettes nutritionnelles

Le 13 décembre 2016, les informations nutritionnelles au dos des aliments préemballés sont devenues obligatoires. Apprendre à lire les étiquettes nutritionnelles est important car elles se trouvent sur tous produits ayant été transformés d’une façon ou d’une autre. De la carotte transformée en carotte râpée en passant par une salade césar pour finir à ton pot de pâte à tartiner préféré.

Les autres avantages d’apprendre à lire les étiquettes nutritionnelles sont :

  • De comparer, les produits entre eux, en fonction de leur portion ;
  • D’être plus conscient des manipulations marketings autour des produits industriels. Leur mission n’est pas de préserver ta santé, mais de faire grossir leur portemonnaie. Et ce, aux dépens de ta santé ;
  • De savoir ce que l’on mange et de comprendre la valeur nutritionnelle des produits qu’on achète ;
  • D’être conscient de ce qui est bon ou non pour notre santé. D’acheter de manière éclairée et consciente des produits qu’on sait bon ou non pour soi. Par exemple : acheter des produits sains non transformés et réduire l’achat de produits transformés qui sont en général plein de sucre.

Le problème, c’est qu’on n’est pas capable de lire les étiquettes nutritionnelles sans un minimum de connaissance.

avatar apprendre transparent

2. Comment lire les étiquettes nutritionnelles ?

avatar loupe cherche

Pour apprendre à lire les étiquettes nutritionnelles il faut identifier le tableau de valeur nutritionnelle.

Celui-ci se divise en 6 parties : La portion ; l’énergie ; les matières grasses ; les glucides ; les protéines ; et le sodium.

La portion

La première chose à remarquer quand tu commences à lire les étiquettes nutritionnelles, c’est la portion.

En général, il y a :

  • La portion sur 100g. Cet élément est utile pour comparer un produit avec un autre ;
  • La portion correspondant à l’aliment. Cet élément est celui qui va t’intéresser au moment de consommer l’aliment. Ça te permet de manger en fonction de la dose recommandée. Il faut être particulièrement méfiant des produits ultras transformés (p. ex. les céréales du matin), car les industriels ont tendance à donner de toutes petites portions pour donner l’impression d’un produit sain.

Je te conseille de télécharger l’application myfitness pal qui va te permettre d’avoir un suivi sur tes apports au fur et à mesure de la journée. Cette application te sera d’une grande aide, car lire les étiquettes nutritionnelles est quelque peu difficile au début.

Sur certains produits, on trouve également une indication en pourcentage de l’aliment. Il s’agit de l’apport du produit relatif à la dose journalière recommandée. Par exemple, si le produit indique 25% de sel, alors ça veut dire que consommer ce produit permet de satisfaire 25% de nos besoins journaliers en sel.

L’énergie

Ensuite, la deuxième chose à remarquer quand tu commences à lire les étiquettes nutritionnelles, c’est l’énergie. L’énergie se lit en kilojoule ou kilocalorie. Ce dernier est celui qui nous intéresse.

avatar sport courir

L’énergie correspond au nombre de calories par portion.

Les calories correspondent à la quantité d’énergie nécessaire dont nous avons besoin tous les jours pour fonctionner. Tu peux calculer tes besoins caloriques journaliers ici.

Avant d’apprendre à lire les étiquettes nutritionnelles, il y a une erreur fréquente qui est de se fier aux calories. Mais il ne faut pas se fier aux calories pour acheter un produit. Par exemple, les noix de cajou sont très grasses et donc très caloriques, mais très saines pour la santé.

Les calories sont divisées en macronutriments.

Les macronutriments

Puis, la troisième chose à remarquer quand tu commences à lire les étiquettes nutritionnelles c’est le tableau des macronutriments.

Lire les étiquettes nutritionnelles est aux premiers abords paraître difficile au vu de tous les noms bizarres que l’on trouve derrière nos boîtes. On va les comprendre juste ici.

Contrairement aux micronutriments, les macronutriments sont les seuls qui apportent des calories, on y trouve : les lipides ; les glucides ; et, les protéines.

Les lipides

Il s’agit des matières grasses. Il en existe de différent type : Les acides gras saturés et insaturés.

Il faut limiter les acides gras saturés que l’on retrouve souvent dans la Junk Food (p-ex. Mc Do) et privilégier les acides gras insaturés que l’on retrouve dans les huiles végétales et poissons gras.

avatar fromage

Lorsque tu commenceras à lire les étiquettes nutritionnelles, il ne faudra pas prendre peur par tous ces noms différents. Tu y trouveras notamment :

  • Les acides gras saturés. Ils sont souvent diabolisés à tort, car ils sont nécessaires au bon fonctionnement de notre organisme. Ils doivent représenter 10 à 12% de notre consommation de lipides journaliers. On en trouve principalement dans les graisses animales de type lait, fromage, beurre, crème fraîche, viande, mais aussi dans l’huile de coco et l’huile de palme.
  • Les acides gras insaturés :
    • Acide gras mono-insaturé : ils doivent représenter 65% de notre consommation de lipides journaliers. On les retrouve dans la plupart des huiles végétales, comme huiles de colza, de maïs, d’olive, d’arachides, de sésame, de noisette, mais aussi le saumon.
    • Acide gras polyinsaturé : ils doivent représenter 25% de notre consommation de lipides journaliers. On les retrouve dans le maïs, l’huile de colza, de soja, de tournesol, dans les poissons gras et leurs huiles. Les acides gras polyinsaturés sont nos omégas 3 et 6.
Avatar note transparent

Conseil : Arrête d’acheter des boîtes d’oméga 3 à 30 € et achète une boîte de maquereaux à 1 € une fois par semaine.

Pour obtenir la dose hebdomadaire d’oméga 3 recommandée, il suffit de manger une boîte de maquereaux par semaine. Si tu consommes des gélules d’oméga 3, tu as besoin d’ingérer 3 gélules tous les jours, avec des effets moindres dû à l’oxydation de la gélule dans le corps.

Il y a un autre type de gras que tu dois bannir de ton alimentation (ou du moins réduire à 1 fois par semaine). Il s’agit des graisses transformées. Cette graisse n’apporte rien à ton corps. Elle est à l’origine du développement de nombreuses maladies cardiaques. On les retrouve dans les produits industriels (p. ex. les knacki, soupes en briques, biscuits apéritifs). Ils doivent représenter moins de 2% de ta consommation de lipides journaliers.

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Pour savoir le nombre de lipides que ton corps a besoin par jour, il suffit de faire le calcule suivant :
Dans une journée, notre corps à besoin de 1 g par kilo poids de corps de lipide. Donc si tu pèses 60 kilos, ton corps a besoin de 60 g de lipide. Calculé en termes de calorie, 1 g de lipides équivaut à environ 9 kilocalories, donc si ton corps a besoin de 60 g de lipide par jours, alors tu as besoin de 540 kilocalories par jour.

Ton poids x 1 = .. g de lipide journalier

..g de lipide journalier x 9 = la quantité de kilocalories journalier qui doit être comblée par des lipides.

les Glucides

Il s’agit du seul macronutriment qui n’est pas essentiel au fonctionnement de ton organisme. Ton organisme peut chercher de l’énergie dans les lipides et les protéines. L’utilité des glucides est qu’ils sont une source d’énergie accessible rapidement et efficacement.

Les glucides comprennent les sucres et les fibres.

Les sucres
avatar sucre

Il existe 2 sortes de sucres :

  • Sucre simple : L’OMS recommande que ce soit 5% des apports énergétiques journaliers (= 25 grammes de sucres = 6 cuillères à café de sucre). Mais peu de personnes respectent ces indications. En France la consommation quotidienne de sucre s’élève à 95 grammes de sucre, soit 4 fois la dose recommandée. Le problème de ces sucres est qu’ils sont digérés rapidement et augmentent le taux de sucre sanguin (la glycémie). Sur les boîtes de produit alimentaire, on les retrouve en dessous de « glucide » il s’agit de la ligne « dont sucres », c’est-à-dire le sucre qui a été ajouté. Plus cette valeur est élevée, plus il indique la présence d’un mauvais produit pour la santé.
  • Sucre complexe: Ils représentent 55 et 60 % de nos apports énergétiques journaliers. Ils sont composés de plein de sucres simples, plus longs à digérer et l’énergie sera moins rapidement disponible. 

Par exemple :

  • Flocon d’avoine = glucide 58,7g dont sucres 0.7, donc même pas un gramme de sucre pour 100 grammes de flocon d’avoine ;
  • Knacki = pour 100g on retrouve 2g dont de sucres ;
  • Comparés au flocon d’avoine qui n’a que 0.7 pour 100grammes, les knacki ne sont pas censés être sucrés, mais ils le sont. Et que 10g de protéine alors que c’est censé être de la viande ;
  • Céréale du matin environ 80% de sucre.

Lorsque l’on commence à lire les étiquettes nutritionnelles, on peut très vite se sentir dépassé par tous les noms apposés au derrière de nos boîtes alimentaires. Je t’invite ici à découvrir toutes les appellations du sucre que tu peux trouver :

  • Sucre ;
  • Sucre de canne ;
  • Sucre de betterave ;
  • Sucre brut ;
  • Sucre en poudre ;
  • Sucre inverti ;
  • Cassonade ;
  • Caramel ;
  • Sirop ;
  • Sirop d’agave ;
  • Sirop d’amidon ;
  • Sirop de canne à sucre évaporé ;
  • Sirop de caroube ;
  • Sirop de datte ;
  • Sirop d’érable ;
  • Sirop de glucose ;
  • Sirop de fructose ;
  • Sirop de glucose-fructose ;
  • Sirop de froment (=sirop de blé) ;
  • Sirop de maïs ;
  • Sirop de maïs à haute teneur en fructose ;
  • Sirop de malt ;
  • Sirop de riz ;
  • Sirop de sorgho ;
  • Dextrose ;
  • Fructose ;
  • Galactose ;
  • Glucose ;
  • Lactose ;
  • Maltose ;
  • Saccharose Xylose Canne à sucre ;
  • Jus de canne à sucre ;
  • Jus de canne évaporé ;
  • Sucre de canne ;
  • Sucanat (=sucre de canne complet) ;
  • Amidon ;
  • Amidon modifié ;
  • Amidon génétiquement modifié ;
  • Dextrine ;
  • Dextrane ;
  • Extrait de malt d’orge ;
  • Maltodextrine ;
  • Malt diastasique ;
  • Mélasse.

Les sucres naturels (à privilégier) : Agave ; Sirop d’agave ; Nectar d’agave ; Érable ; Sirop d’érable ; et, Miel.

Il est important de :

  • repérer les sucres cachés dans les aliments ;
  • de déshabituer notre palet au goût sucré ;
  • d’être conscient du caractère addictifs du sucre ;
  • de comprendre que le sucre est responsable de maladies graves, d’obésité, de surpoids… et qu’on peut les prévenir en apprenant à lire les étiquettes nutritionnelles.

Article à découvrir sur les effets du sucre :

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Détermine ta quantité de glucide journalier en fonction de tes besoins en calories, en lipides, et en protéines journalier.

Protéine + glucide – calorie = la quantité restante de kilocalorie journalier qui peut être comblée par les glucides.

1g de glucide = environ 4 kilocalories

Les fibres

Les fibres ne sont ni digérées ni absorbées.

Comme les glucides ne sont pas digérés par l’organisme, elles n’apportent pas de valeur calorique. Elles sont utilisées pour faciliter le transit intestinal et donc la digestion.

Il y a 2 types de fibres :

  • Insoluble : fibre qui ne se dissout pas dans l’eau. Elles traversent le tube digestif de manière inchangé tout en influençant la nourriture qu’elles rencontrent. Elles accélèrent le transit et permettent un meilleur contrôle de l’appétit optimisation du fonctionnement de l’intestin (action prébiotique pour les probiotiques). On les retrouve dans les céréales complètes tel que le son de blé, les graines oléagineuses comme la peau des amandes, et dans les fruits et légumes comme la peau des pommes ;
  • Soluble : contrairement aux fibres insolubles, les fibres solubles se dissolvent dans l’eau. Permets de réguler le transit intestinal et diminue le taux de sucre dans le sang (ce qui permet un meilleur contrôle de son appétit et une diminution des pics d’insuline). Plus y en a mieux c’est, car ça limite la rapidité avec laquelle le sucre circule dans le sang. On les retrouve dans :
avatar légumes
  • Les fruits tel que les pommes, les poires, les fraises ;
  • Les légumes tels que les asperges, les haricots, les choux de Bruxelles, les carottes ;
  • Les légumineuses, telles que les légumes secs ou certaines céréales comme l’avoine et le seigle.
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Un adulte a besoin de 25 à 30 grammes de fibres par jour.

Les protéines

Protéines et glucides sont équivalents en termes d’apport énergétique (1 g = 4 kilocalories).

Il s’agit des acides aminés présents dans les aliments qui, collés ensemble, forment une protéine. Il y a des protéines d’origine :

  • Animale : lait, œuf, poissons et viande ;
  • Végétale : céréales et légumineuses. Bonne alternative aux protéines de source animale. Ceux présentant le plus haut taux de protéines sont :
    • Les graines oléagineuses : cacahuètes, amandes… ;
    • Les légumineuses : haricots secs, lentilles… ;
    • Et leurs dérivés : tofu, pois chiche, céréales…
avatar poulet
Avatar note transparent

Pour savoir combien de grammes de protéines tu as besoin par jour, fais le calcul suivant :

  • Personne lambda = 1 g de protéine par kilo poids de corps
  • Sportif = 1.6g de protéine par kilo poids de corps

1g de protéine équivaut à environ 4 kilocalories.

Les micronutriments

Ici le côté qualitatif de l’aliment est essentiel au fonctionnement de notre organisme.

Ils ne sont pas toujours présents sur les étiquettes nutritionnelles.

Pour trouver facilement des produits riches en micronutriments, il faut prendre les produits les plus proches de leur état d’origine (p. ex., privilégier une tomate simple plutôt qu’une sauce tomate). Plus, le produit est transformé moins tu peux t’attendre à un produit riche en micronutriments et donc qualitatif.

le sodium

Le sodium est le sel contenu dans l’aliment. La majorité des gens dépassent la recommandation d’un maximum de 2300 mg / jour.

Il faut faire attention à ne pas prendre des aliments trop riches en sodium, car il provoque de la rétention d’eau. Il est donc plus difficile de perdre du poids, car on ne perd pas d’eau.

Moins d’un gramme de sel c’est très raisonnable. Par exemple, les knackis font 1.4 gramme de sel, alors que c’est censé être réduit en sel. De même pour le jambon, à manger avec modération, car ça contient beaucoup de sel.

Le sel est très présent dans les aliments industriels pour avoir un bon goût. L’OMS recommande de consommer moins de 5 grammes de sel par jour, soit une petite cuillère à café.

Les additifs

Quand tu commences à apprendre à lire les étiquettes nutritionnelles, tu peux prendre peur en voyant des formules de type E100. Il s’agit des additifs. Mais, tous ne sont pas mauvais. Les additifs peuvent être présentés avec :

  • leur fonction (p. ex. : antioxygène) ;
  • et avec :
    • soit le nom chimique complet (p. ex., ascorbate de sodium) ;
    • soit sous leur numéro de code avec la dénomination E suivi de 3 chiffres.

Il y a 5 familles d’additifs ayant chacun une fonction spécifique :

  • Colorants (E100 à E199) ;
  • Conservateurs (E200 à E299) ;
  • Antioxydants (E300) ;
  • Exhausteurs de goût (E600) ;
  • Agents de texture (E400).

C’est la Commission européenne qui établit la liste d’additifs autorisés à être utilisés par les industriels. Ils indiquent en plus les aliments qui peuvent en être ajoutés ainsi que la quantité maximale ajoutée.

Les additifs ne sont pas tous des substances artificielles. Par exemple, l’acide citrique (E330) est une composante naturelle du citron ajouté dans les produits pour ses propriétés antioxydantes.

Tu trouveras ici la liste des additifs, dès moins nocifs aux plus dangereux.

3. Lire les étiquettes nutritionnelles : les Habitudes saines quand on fait ses courses

Il n'y a que deux industries qui appellent leurs clients "utilisateurs" : les drogues illicites et les logiciels.

Décidons ce que l’on mange. La santé c’est l’une des seules choses que l’on ne peut pas acheter dans la vie. Si ce n’est, via les produits que l’on décide d’acheter.

J’aime beaucoup faire l’analogie entre la personne soucieuse de la « santé » de sa voiture, qui va l’entretenir, mettre de l’essence de qualité, et la chérir. Cette personne est très consciente que sa voiture a besoin de soins si elle veut la faire durer sur le long terme et l’emmener le moins possible au garage.

Eh bien, la voiture c’est comme le corps humain. Notre corps a besoin de toutes cette attention pour nous emmener le plus loin possible dans la vie et en bonne santé. Certes, on pense aller bien. Après tout, on n’a pas de problème de santé, on sort, on profite, tout va bien.

avatar course

Tout comme la voiture qui cumule de la crasse, à force de mauvaises habitudes, on accumule un certain nombre de toxines qui vont un jour être suffisamment nombreuses pour nous mettre K.O. Retour au garage pour un temps indéterminé. Et toi aussi.

Ici on veut éviter ça. Alors, il te faut apprendre à lire les étiquettes nutritionnelles et faire les bons choix lors de tes courses en suivant les habitudes suivantes :

Habitudes saines pour lire les étiquettes nutritionnelles efficacement

Règle 1 : les Ingrédients

Le premier réflexe, quand on s’intéresse à un produit, est de regarder les ingrédients avant le tableau énergétique (calories, lipides, glucides, protéines, fibres), qui est souvent trompeur.

Je te conseille de :

  • Regarder les trois premiers ingrédients. S’il y a du sucre, du sel, ou du gras, tu peux reposer le produit, car c’est un indicateur de mauvais produit. Les mauvais produits sont les produits transformés qui sont majoritairement très sucrés, très huileux, et très salés ;
  • Regarder l’ordre des ingrédients. La quantité de tel ou tel ingrédient dans le produit est présentée de manière décroissante. Les premiers sont les plus importants et donc les plus présents dans le produit. Si le premier ingrédient est du sucre, du gras, ou du sel… alors ce n’est pas un bon produit. Par exemple, je t’invite à lire les étiquettes nutritionnelles de pâte à tartiner, comme Nutella. Tu constateras qu’en première position se trouve le sucre. C’est du sucre au chocolat ;
  • Regarder le nombre d’ingrédients dans le produit. Plus la liste est longue, plus il faut éviter de l’acheter. Ça veut dire qu’ils ont essayé de corriger le produit encore, encore, et encore pour le rendre meilleur. Achète des produits alimentaires contenant un minimum d’ingrédients (moins de 10 ingrédients de préférence) ;
  • Chercher les sucres cachés. Le mot « sucre » peut être présenté sous une autre dénomination. Comme vu plus haut, cette liste est très longue ;
  • Regarder d’où vient la protéine. Lorsqu’il s’agit d’un aliment censé être de la viande (p. ex., knacki), demande-toi s’il y a vraiment des protéines ;
  • Si l’on trouve des noms d’additifs, il faut vérifier leur dangerosité. Tous les additifs ne sont pas mauvais pour la santé. Pour ça, je te propose de te référer à un site sur les additifs alimentaires ou de télécharger une application mobile comme « additifs alimentaires ».

Règle 2 : Regarder les portions

Ça permet de savoir ce que valent les valeurs nutritionnelles des macronutriments (lipides, glucides, et protéines) présentés dessous.

Règle 3 : les calories

Lors de l’achat de produit, il n’est pas utile de regarder les calories. Ce n’est pas le meilleur indicateur pour juger la qualité d’un aliment.

Par contre, c’est utile au moment où l’on consomme cet aliment. En sachant combien de calories contient un aliment, ça permet d’ajuster la quantité consommée, par rapport à nos besoins énergétiques journaliers.

Règle 4 : les lipides

Il faut privilégier les aliments ayant :

  • Moins de 5 g de lipides ;
  • Et moins de 2 g de gras saturés et trans par portion individuelle. Il est important de choisir des aliments moins transformés. Car ce dernier pourrait se présenter comme un « aliment léger en matière grasse » pour cacher sa forte teneur en sucre ou sel.

Règle 5 : Les glucides

Privilégiez les aliments riches en fibres à cause de leurs bienfaits sur le transit intestinal.

Pour les céréales :

  • Prendre des aliments ayant plus de 2 g de fibres par portion ;
  • Et ayant 6 g de sucres et moins par portion de 30 g (9 g et moins si présence de fruits dans le produit).

Surveiller la quantité de sucres ajoutés ou « dont sucres ».

Le tableau nutritionnel comporte deux indications :

  • Glucides : corresponds à la quantité totale de glucides simples et complexes ;
  • Glucides simples : corresponds à la ligne « dont sucres ».
    • Naturellement présents dans le produit comme le fructose ;
    • Ajoutés à l’aliment comme le sirop de glucose-fructose.

On ne peut pas savoir si le produit contient des sucres naturels ou ajoutés. Mais on peut supposer que plus la ligne « dont sucres » est élevé plus la quantité de sucre ajouté est élevée.

Règle 7 : Sodium

Il faut 1 gramme de sel maximum pour 100 grammes.

Le marketing : comment nous rendent-ils aveugle au moment de lire les étiquettes nutritionnelles

Au moment de lire les étiquettes nutritionnelles, tu dois être conscient que les industriels n’ont aucune envie de te laisser prendre un choix raisonnable. Pour ça, d’autres subterfuges existent pour te faire craquer :

Les termes légaux utilisés

  • « Allégé en… »
    • « Allégé en sucre » signifie que le produit contient au minimum 30% en moins de sucre qu’un produit similaire.
    • « Allégé en matières grasses » signifie que le produit contient au minimum 30 % de matières grasses en moins qu’un produit similaire.
  • « A teneur réduite en sel/ sodium » signifie que le produit contient au minimum 25 % de sel en moins que le produit standard.
  • « Source de fibre » peut être présent sur la boîte si le produit contient au minimum 1 g de fibre pour 100 g/ml.
  • « Sans sucre » signifie que l’aliment contient moins de 0.5 g de sucres pour 100 g/ml.
  • « Sans sucre ajouté » signifie qu’il n’y a pas de sucre ajouté au produit lors de sa fabrication. Mais le sucre naturellement présent dans le produit, lui, reste présent (p-ex. Compote de pomme).
  • « Sans matière grasse » signifie que l’aliment contient moins de 0,5 g de lipides pour 100 g/ml de produit.
  • « Pauvre en matières grasses » signifie que l’aliment ne contient pas plus de 3 g de lipides pour 100 g ou 1,5 g pour 100 ml de produit.
  • « Pauvre en sel/Sodium » signifie que l’aliment contient moins de 0,12 g de sodium pour 100 g/ml de produit.
  • « Sans sel » signifie que l’aliment contient moins de 0,005 g de sodium pour 100 g/ml, ce qui est très faible. 

Les termes marketing utilisés

Des techniques marketings interviennent ensuite pour te pousser à l’achat. Apprendre à lire les étiquettes nutritionnelles te permet d’éviter de te faire avoir.

  • « Antioxydant » « vitalité » est purement du marketing pour donner un aspect naturel au produit. Par exemple, les boissons « innocent » sont en réalité pleines de sucre.
  • « Léger » « light » signifie que le produit contient moins de matière grasse ou sucre. Ce terme donne l’illusion d’un produit sain, alors que la disparition de l’un (matière grasse ou sucre) est compensé par un surdosage de l’autre.
  • « Sans… [sucres, gluten] » signifie l’absence d’un ingrédient dans le produit qui en général est compensation par le surdosage d’un autre ingrédient. Comme avec la formule « léger » « light ». Par exemple, le fromage blanc 0% de matière grasse est très sucré.
Avatar note transparent

Sais-tu qu’une étude de 2006 a montré que les expressions « allégé en matières grasses », « 0% matières grasses », « léger »… sont en partis responsables de l’obésité croissante ?
Paradoxalement, nous choisissons ce genre de produit parce qu’on veut faire attention. Mais, on en consomme plus. Pourquoi ? Parce qu’on ne culpabilise pas autant qu’avec un produit standard. En apprenant à lire les étiquettes nutritionnelles, tu découvres la supercherie.

  • « Bio » est un terme usé et abusé. On a souvent tendance à l’associé à une alimentation saine alors que ce terme signifie seulement que le produit est dans une certaine mesure sans pesticide.
Avatar note transparent

Il y a une autre étude réalisée en 2019 (et qui est loin d’être la seule à montrer les mêmes résultats) qui montre que les étiquettes « bio » nous font sous-estimer la valeur énergétique et saines des aliments. Implicitement, voir une étiquette bio sur un emballage nous donne la sensation d’être face à un produit sain et peu calorique.
Malheureusement, ce biais cognitif (effet de halo) peut mener à des problèmes de santé par la surconsommation de produit que l’on pense sain.

  • Parfois le produit fait référence à l’alimentation du sportif sur les emballages. Encore une fois, ça peut laisser entendre que le produit est sain et bon pour la santé alors qu’en général ils sont très sucré.
  • « Origine France » est un terme visant à nous rassurer sur l’origine du produit. En général, la provenance est d’ailleurs. 

Quand les aliments sont dits sans sucre ou sans matière grasse ou allégé en matière grasse ou sucre, ça signifie que l’on compense le manque de l’un par le surdosage de l’autre. Si ceux-ci ne contiennent pas de matière grasse, ils contiennent souvent des sucres en grande quantité. Pourquoi ? Parce que c’est le gras et le sucre qui donne du goût. Les industriels ne veulent pas te faire fuir. Ils ne sont pas fous.

Les emballages

Soucieux de l'environnement ?

Au-delà du simple fait de lire les étiquettes nutritionnelles, l’important pour les industriels est de te détourner de ta lucidité et de jouer sur l’émotionnel. Je suis ici obligée de parler du Greenwashing. Si tu n’en as jamais entendu parler tu l’as peut-être déjà remarqué. C’est par exemple, le logo de Mc Donald anciennement sur fond rouge qui est aujourd’hui sur fond vert.

avatar feuille

L’idée c’est de prendre des dénominations qui ont une consonance naturelle et de les associer à la marque. La couleur verte par exemple laisse penser que le produit est sain et naturel… même si le produit est resté inchangé. 

Soucieux de ton poids ?

Mais il n’y a pas que la couleur verte qui a du succès. Avec la mode des régimes et le besoin de plus en plus pesant d’être mince, les marketeurs se jouent encore de nos biais cognitifs en utilisant les bonnes couleurs. Ici, ils usent et abusent de la couleur bleu clair qui éveille le sentiment d’être en présence d’un produit allégé et bon pour notre ligne.

avatar numero allege
Pas le temps ?

Une nouvelle astuce pour t’éviter de lire les étiquettes nutritionnelles est la vignette nutri-score (qui n’a pas ce but à l’origine). Depuis peu, on peut retrouver sur certain emballage la vignette de Nutri-score composée de 5 couleurs positionnées sur une échelle allant de A à E (les 5C).

avatar nutriscore

A étant une valeur très positive et E une valeur très négative. Les entreprises sont libres de l’afficher ou non sur leurs produits. C’est un indicateur utile pour aider les consommateurs à faire des choix éclairés sur l’aspect nutritionnel de l’aliment. Dans le même genre, on a l’application YUKA (dont je t’ai déjà parlé dans cet article).

Il faut être vigilant. Cette vignette est loin d’être fiable, et c’est pour ça qu’apprendre à lire les étiquettes nutritionnelles est fondamentale pour faire un choix éclairé.

Par exemple, les spécial K on une note de A parce que la quantité de matière grasse est faible (3 g pour 100 g), alors que le taux de sucre est excessivement haut (18 g pour 100 g). C’est une aberration d’attribuer une si belle note à un produit aussi mauvais pour la santé.

4. Conclusion : Lire les étiquettes nutritionnelles

Commencer à apprendre à lire les étiquettes nutritionnelles est un premier pas pour reprendre le contrôle de sa vie et de ses habitudes alimentaires. Donc, apprendre à lire les étiquettes nutritionnelles est un premier pas vers une meilleure vie, une meilleure santé.

Lorsque l’on fait nos courses, on est souvent piégé par les manipulations marketings qui nous poussent à acheter un produit que l’on ne désire pas forcément ou pire que l’on pense sain.

Apprendre à lire les étiquettes nutritionnelles t’offre le pouvoir de décider ce qui est bon pour toi.

L’objectif des industriels est de faire plus de chiffres. Il ne faut pas l’oublier. Pour ça, ils utilisent des termes qui inspirent confiance mais également des emballages alimentaires qui donne envie et confiance.

Vas-tu dès maintenant faire un tour dans tes placard et commencer à lire les étiquettes nutritionnelles derrière les boîtes de tes aliments préférés ?

Bon, je ne te souhaite pas de devenir extrême non plus hein. Il est important de ne pas faire de changement brusque dans ton alimentation. L’important est de mettre en place de nouvelles habitudes, qui sur le long terme deviendront des attitudes. Quelles actions vas-tu prendre ? Partage ta réponse en commentaire

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Madison
Madison

Bâtis un Mental et un Lifestyle Authentiques

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Madison sidebare portrait
Hello, ici Madison !

Ancienne timide avec zéro confiance en soi.
J’ai réussi à reprendre ma vie en main par la mise en place d’habitudes saines.
Mon objectif est de t’empêcher de passer à côté de ta vie, en faisant disparaître tes blocages psychologiques, grâce à un changement intérieur à la conquête de la vie qui te correspond !
En savoir plus sur moi.

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