Comment lire les étiquettes nutritionnelles : explication

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Nous aimons lire les étiquettes nutritionnelles autant que le mode d’emploi d’un meuble Ikea.

Tu sais, ce bout de papier utile pour bien monter son meuble, mais qu’on préfère ignorer parce qu’on aime vivre dangereusement.

Alors, nous redressons nos manches et commençons à assembler les pièces une à une. Éventuellement, cela fonctionnera et tu te considéreras très badass d’avoir réussi un tel exploit. Ou ton meuble se fracassera au sol.

Finalement, tu as le choix.

Tu peux utiliser ce mode d’emploi et découvrir les secrets pour devenir un vrai bricoleur du dimanche ou l’ignorer espérant posséder un super-cerveau qui trouvera la solution.

Pour un meuble Ikea, ce n’est pas bien grave. Au pire des cas, tu en achètes un autre et tu oublies ton échec.

Mais concernant ton alimentation, les conséquences ne sont pas du même ordre. Malheureusement, tu ne peux pas te racheter une santé en cas d’échec. Tu n’en as qu’une et elle est précieuse.

Dans cet article, je t’invite à ne plus ignorer le mode d’emploi des produits alimentaires et apprendre à lire les étiquettes nutritionnelles pour devenir réellement badass dans ton choix de produit.

Sommaire

I. Pourquoi apprendre à lire les étiquettes nutritionnelles

Depuis le 13 décembre 2016, les informations nutritionnelles doivent être déposées au dos des produits préemballés. Alors, apprendre à lire les étiquettes nutritionnelles est primordial pour comprendre la composition de ces produits (p. ex., carottes transformées en carottes râpées).

Les autres avantages d’apprendre à lire les étiquettes nutritionnelles sont de :

  • Comparer les produits selon leur portion ;
  • Devenir plus conscient des manipulations marketings. En effet, leur mission n’est pas de préserver ta santé, mais de préserver leur portemonnaie, même aux dépens de ta santé ;
  • Savoir ce que l’on mange et de comprendre la valeur nutritionnelle des produits qu’on achète ;
  • Devenir conscient de ce qui est bon ou non pour notre santé. L’idée est de devenir un consommateur averti et conscient de ce qui est bon ou non pour soi. Par exemple : acheter des produits sains non transformés et réduire l’achat de produits transformés contenant plein de sucre.

Cependant, nous ne sommes pas capables de lire les étiquettes nutritionnelles sans un minimum de connaissance.

avatar apprendre transparent

II. Comment lire les étiquettes nutritionnelles ?

avatar loupe cherche

Dans un premier temps, afin d’apprendre à lire les étiquettes nutritionnelles, il faut identifier le tableau de valeur nutritionnelle.

Celui-ci se divise en 6 parties : la portion, l’énergie, les matières grasses, les glucides, les protéines et le sodium.

1. La portion

La première chose à faire pour lire les étiquettes nutritionnelles convenablement est de repérer la portion recommandée.

En général, il y a :

  • La portion sur 100g. Cet élément est utile pour comparer un produit avec un autre ;
  • La portion correspondant à l’aliment. Cela te permet de manger selon la dose recommandée. Il te faut être particulièrement vigilant pour les produits ultras transformés (p. ex., les céréales du matin) pour lesquels les industriels indiquent de toutes petites portions donnant l’illusion d’un produit sain.

Je te conseille de télécharger l’application myfitness pal pour suivre tes apports énergétiques journaliers. De plus, elle sera d’une grande aide pour lire les étiquettes nutritionnelles grâce à son scanner de code-barre.

Finalement, certains produits indiquent en pourcentage l’apport journalier du produit recommandé. Par exemple : Un produit avec 25% de sel comble 25% de tes besoins journaliers en sel.

2. L’énergie

La deuxième chose à faire pour lire les étiquettes nutritionnelles convenablement est d’identifier l’énergie (c.-à-d., en kilojoule ou kilocalorie).

avatar sport courir

L’énergie correspond au nombre de calories par portion.

Les calories correspondent à la quantité d’énergie nécessaire dont nous avons besoin tous les jours pour fonctionner. Tu peux calculer tes besoins caloriques journaliers ici.

L’erreur fréquente est de se fier aux calories pour acheter un produit. Or, en apprenant à lire les étiquettes nutritionnelles, tu comprends que cela veut tout et rien dire. Par exemple : Les noix de cajou sont très grasses alors très caloriques, pourtant elles sont très saines pour la santé.

Les calories sont divisées en macronutriments.

3. Les macronutriments

La troisième chose à faire pour lire les étiquettes nutritionnelles convenablement est d’identifier le tableau des macronutriments.

Aux premiers abords, lire les étiquettes nutritionnelles est difficile à cause de tous ces noms bizarres affichés derrière les boîtes.

Alors, nous allons les comprendre juste ici.

Contrairement aux micronutriments, les macronutriments apportent des calories via les lipides, les glucides et les protéines.

Les lipides

Il s’agit des matières grasses. Il en existe de différents types : les acides gras saturés et insaturés.

Pas de panique ! Lire les étiquettes nutritionnelles ne doit pas t’effrayer, car derrière ces noms se cachent des idées très simples :

avatar fromage
  • Les acides gras saturés. Ils sont souvent diabolisés, car associés à la Junk Food (p. ex., Mc Do), pourtant ils sont nécessaires au bon fonctionnement de notre organisme. Ils représentent 10 à 12% de nos besoins lipidiques journaliers. On en trouve principalement dans les graisses animales de type lait, fromage, beurre, crème fraîche, viande, mais aussi dans l’huile de coco et l’huile de palme ;
  • Les acides gras insaturés :
    • Acide gras mono-insaturé : ils doivent représenter 65% de notre consommation lipidiques journaliers. On les retrouve dans la plupart des huiles végétales, comme les huiles de colza, de maïs, d’olive, d’arachides, de sésame, de noisette, mais aussi le saumon ;
    • Acide gras polyinsaturé (omégas 3 et 6) : ils représentent 25% de notre consommation lipidiques journaliers. On les retrouve dans le maïs, les huiles de colza, de soja, de tournesol, dans les poissons gras et leurs huiles.
Avatar note transparent

Conseil : Consomme une boîte de maquereaux à 1 € une fois par semaine plutôt que 3 gélules d’oméga 3 par jour à 30 €.

En effet, pour obtenir la dose hebdomadaire recommandée d’oméga 3, il suffit de manger une boîte de maquereaux par semaine. Alors que consommer des gélules d’oméga 3 trois fois par jour est moins efficace à cause de l’oxydation de la gélule dans le corps.

De plus, limite les graisses transformées à 1 fois par semaine. En effet, cette graisse n’apporte rien à ton corps, mais contribue au développement de nombreuses maladies cardiaques. On les retrouve dans les produits industriels tels que les knacki, les soupes en briques ou encore les biscuits apéritifs. En fait, ils doivent représenter moins de 2% de ta consommation de lipides journaliers.

Avatar note transparent

Pour connaître la quantité de lipides journaliers dont ton corps a besoin, fais le calcul suivant :

  • Dans une journée, notre corps a besoin de 1 g par kilo poids de corps de lipide. Donc si tu pèses 60 kilos, ton corps a besoin de 60 g de lipide/j ;
  • Calculé en termes de calorie, 1 g de lipides équivaut à environ 9 kilocalories. Donc si ton corps a besoin de 60 g de lipide par jours cela revient à 540 kilocalories par jour.

Ton poids x 1 = .. g de lipide journalier

..g de lipide journalier x 9 = la quantité de kilocalories journalier qui doit être comblée par des lipides.

Les glucides

Il s’agit du seul macronutriment qui n’est pas essentiel au fonctionnement de ton organisme. En effet, ton corps trouvera de l’énergie dans les lipides ou les protéines si nécessaire. Alors, les glucides sont utiles comme source d’énergie accessible rapidement et efficacement.

Les glucides comprennent les sucres et les fibres.

Les sucres

Il existe 2 sortes de sucres :

  • Sucre simple : L’OMS recommande que ce soit 5% des apports énergétiques journaliers, soit 25 grammes de sucre ou l’équivalent de 6 cuillères à café de sucre.
avatar sucre

Cependant, en France la consommation quotidienne de sucre s’élève à 95 grammes, soit 4 fois la dose recommandée. Le problème est que ces sucres sont digérés rapidement faisant grimper le taux de sucre sanguin (la glycémie). Sur les boîtes de produit alimentaire, ils sont en dessous de la ligne « glucide », il s’agit de la ligne « dont sucres », c’est-à-dire le sucre qui a été ajouté. Plus cette valeur est élevée, plus il indique la présence d’un mauvais produit pour la santé

  • Sucre complexe : Ils représentent 55 et 60 % de nos apports énergétiques journaliers. Ils sont composés de sucres simples, plus longs à digérer avec lequel l’énergie sera disponible moins rapidement. 

Par exemple : Les flocons d’avoine comportent 58,7 g de glucides, dont 0.7 g de sucres. C’est moins d’un gramme de sucre pour 100 grammes de flocon d’avoine. Tandis que les Knacki comportent 2g de sucres pour une portion de 100 g. Alors, comparés aux flocons d’avoine (0.7 g de sucres pour 100 grammes), les knacki sont mauvais pour la santé. De plus, ils ne devraient même pas contenir de sucre comme c’est censé être de la viande avec seulement 10 g de protéine. La comparaison est pire encore lorsque l’on compare avec les céréales du matin (environ 80% de sucre).

Commencer à lire les étiquettes nutritionnelles est effrayant en raison de tous les noms apposés dans la colonne ingrédient. Pour t’aider, voici toutes les appellations du sucre que tu peux trouver :

  • Sucre ;
  • Sucre de canne ;
  • Sucre de betterave ;
  • Sucre brut ;
  • Sucre en poudre ;
  • Sucre inverti ;
  • Cassonade ;
  • Caramel ;
  • Sirop ;
  • Sirop d’agave ;
  • Sirop d’amidon ;
  • Sirop de canne à sucre évaporé ;
  • Sirop de caroube ;
  • Sirop de datte ;
  • Sirop d’érable ;
  • Sirop de glucose ;
  • Sirop de fructose ;
  • Sirop de glucose-fructose ;
  • Sirop de froment (=sirop de blé) ;
  • Sirop de maïs ;
  • Sirop de maïs à haute teneur en fructose ;
  • Sirop de malt ;
  • Sirop de riz ;
  • Sirop de sorgho ;
  • Dextrose ;
  • Fructose ;
  • Galactose ;
  • Glucose ;
  • Lactose ;
  • Maltose ;
  • Saccharose Xylose Canne à sucre ;
  • Jus de canne à sucre ;
  • Jus de canne évaporé ;
  • Sucre de canne ;
  • Sucanat (=sucre de canne complet) ;
  • Amidon ;
  • Amidon modifié ;
  • Amidon génétiquement modifié ;
  • Dextrine ;
  • Dextrane ;
  • Extrait de malt d’orge ;
  • Maltodextrine ;
  • Malt diastasique ;
  • Mélasse.

Les sucres naturels (à privilégier) : Agave ; Sirop d’agave ; Nectar d’agave ; Érable ; Sirop d’érable ; et, Miel.

Il est important de :

  • Repérer les sucres cachés dans les aliments ;
  • De déshabituer notre palet au goût sucré ;
  • D’être conscient du caractère addictif du sucre ;
  • De comprendre que le sucre est responsable de maladies graves, d’obésité, de surpoids… mais qu’on peut prévenir ces problèmes en apprenant à lire les étiquettes nutritionnelles.

 

Article à découvrir sur les effets du sucre :

Avatar note transparent

Détermine ta quantité de glucide journalier en fonction de tes besoins en calories, en lipides et en protéines journalier.

Protéine + glucide – calorie = la quantité restante de kilocalorie journalier qui peut être comblée par les glucides.

1g de glucide = environ 4 kilocalories

Les fibres

Les fibres ne sont ni digérées ni absorbées.

Comme les glucides ne sont pas digérés par l’organisme, elles n’apportent pas de valeur calorique. Elles sont utilisées pour faciliter le transit intestinal, donc de la digestion.

Il y a 2 types de fibres :

  • Insoluble : fibre qui ne se dissout pas dans l’eau. Elles traversent le tube digestif de manière inchangé tout en influençant la nourriture qu’elles rencontrent. Elles accélèrent le transit et permettent un meilleur contrôle de l’appétit en optimisant le fonctionnement de l’intestin via des actions prébiotiques pour les probiotiques. On les retrouve dans les céréales complètes tel que le son de blé, les graines oléagineuses comme la peau des amandes ainsi que dans les fruits et légumes comme la peau des pommes ;
  • Soluble : contrairement aux fibres insolubles, les fibres solubles se dissolvent dans l’eau. Elles permettent de réguler le transit intestinal et de diminuer le taux de sucre dans le sang. Cela permet un meilleur contrôle de l’appétit et une diminution des pics d’insuline. Alors, plus il y en a, mieux c’est, puisqu’elles limitent la rapidité avec laquelle le sucre circule dans le sang. On les retrouve dans :
avatar légumes
  • Les fruits tels que les pommes, les poires et les fraises ;
  • Les légumes tels que les asperges, les haricots, les choux de Bruxelles et les carottes ;
  • Les légumineuses, telles que les légumes secs ou certaines céréales comme l’avoine et le seigle.
Avatar note transparent

Un adulte a besoin de 25 à 30 grammes de fibres par jour.

Les protéines

Les protéines et les glucides sont équivalents en termes d’apport énergétique (1 g = 4 kilocalories).

Il y a des protéines d’origine :

  • Animale : lait, œuf, poissons et viande ;
  • Végétale : céréales et légumineuses. Bonne alternative aux protéines de source animale. Ceux présentant le plus haut taux de protéines sont :
    • Les graines oléagineuses : cacahuètes, amandes… ;
    • Les légumineuses : haricots secs, lentilles… ;
    • Et leurs dérivés : tofu, pois chiche, céréales…
avatar poulet
Avatar note transparent

Pour savoir combien de grammes de protéines tu as besoin par jour, fais le calcul suivant :

  • Personne lambda = 1 g de protéine par kilo poids de corps
  • Sportif = 1.6g de protéine par kilo poids de corps

1g de protéine équivaut à environ 4 kilocalories.

4. Les micronutriments

Ici le côté qualitatif de l’aliment est essentiel au fonctionnement de notre organisme.

Ils ne sont pas toujours présents sur les étiquettes nutritionnelles.

Pour trouver facilement des produits riches en micronutriments, il faut prendre les produits les plus proches de leur état d’origine (p. ex., privilégier une tomate simple plutôt qu’une sauce tomate). En fait, plus le produit est transformé moins tu peux t’attendre à un produit riche en micronutriments et donc qualitatif.

Le sodium

Le sodium est le sel contenu dans l’aliment. La majorité des gens dépassent la recommandation d’un maximum de 2300 mg / jour.

Il faut faire attention à ne pas prendre des aliments trop riches en sodium, car il provoque de la rétention d’eau.

Moins d’un gramme de sel, c’est très raisonnable. Par exemple : Les knackis contiennent 1.4 gramme de sel.

En fait, le sel est très présent dans les aliments industriels pour avoir un bon goût. L’OMS recommande de consommer moins de 5 grammes de sel par jour, soit une petite cuillère à café.

Les additifs

Apprendre à lire les étiquettes nutritionnelles fais peur en raison des formules de type E100, E340…

Il s’agit des additifs.

Cependant, tous les additifs ne sont pas mauvais.

En effet, les additifs peuvent être présentés avec :

  • Leur fonction (p. ex., antioxygène) ;
  • Et avec :
    • Soit le nom chimique complet (p. ex., ascorbate de sodium) ;
    • Soit sous leur numéro de code avec la dénomination E suivi de 3 chiffres.

Il y a 5 familles d’additifs ayant chacun une fonction spécifique :

  • Colorants (E100 à E199) ;
  • Conservateurs (E200 à E299) ;
  • Antioxydants (E300) ;
  • Exhausteurs de goût (E600) ;
  • Agents de texture (E400).

C’est la Commission européenne qui établit la liste d’additifs autorisés par les industriels. Ils indiquent en plus les aliments qui peuvent en être ajoutés ainsi que la quantité maximale ajoutée.

Les additifs ne sont pas tous des substances artificielles.

Par exemple : L’acide citrique (E330) est une composante naturelle du citron ajouté dans les produits pour ses propriétés antioxydantes.

Tu trouveras ici la liste des additifs.

III. Lire les étiquettes nutritionnelles : Les habitudes saines quand on fait ses courses

Décider consciemment de ce que l’on mange est un cadeau offert à ta santé au travers des produits que l’on achète. Même si, la santé ne s’achète pas, indirectement, tu peux faire le nécessaire.

Par exemple : Une personne soucieuse de la « santé » de sa voiture l’entretiendra, mettra de l’essence de qualité et la chérira. Elle est consciente que sa voiture nécessite des soins pour durer dans le temps sans aller-retour inlassable au garage.

En fait, le corps humain, c’est comme la voiture. Il a besoin de toute cette attention pour durer dans le temps et en bonne santé. Certes, nous pensons être en bonne santé. Mais, comme la voiture, le corps humain accumule de la crasse. En effet, nos mauvaises habitudes comblent notre corps de toxines prêtes à nous mettre K.O.

avatar course

De la même façon que la voiture repart au garage, notre corps repart à l’hôpital pour un temps indéterminé.

Alors, apprendre à lire les étiquettes nutritionnelles t’évitera cela, car ton comportement d’achat suivra des bonnes habitudes.

1. Habitudes saines pour lire les étiquettes nutritionnelles efficacement

Règle 1 : Les ingrédients

Ton premier réflexe doit être de regarder les ingrédients avant le tableau énergétique (c.-à-d. calories, lipides, glucides, protéines et fibres) qui est trompeur.

Je te conseille de :

  • Regarder les trois premiers ingrédients. S’il y a du sucre, du sel ou du gras, alors tu peux reposer le produit. En effet, cela est l’indicateur d’un mauvais produit ;
  • Regarder l’ordre des ingrédients. La quantité des ingrédients dans le produit est présentée de manière décroissante. Si bien que, les premiers sont les plus présents dans le produit. Alors, si le premier ingrédient est du sucre, du gras ou du sel, tu devrais reposer le produit. Pour t’amuser, je t’invite à lire les étiquettes nutritionnelles de pâte à tartiner. Tu constateras le sucre en première position. On peut alors parler de sucre au chocolat ahah ;
  • Regarder le nombre d’ingrédients dans le produit. Plus la liste est longue, plus il faut éviter de l’acheter. En effet, cela signifie que le produit a été corrigé à de nombreuses reprises pour le rendre meilleur. Donc, achète des produits alimentaires contenant un minimum d’ingrédients (moins de 10 ingrédients de préférence) ;
  • Chercher les sucres cachés. Le mot « sucre » peut être présenté sous une autre dénomination. Découvre la liste présentée plus haut ;
  • Regarder d’où vient la protéine. Lorsque l’aliment est présenté comme de la viande (p. ex., knacki) vérifie la présence de protéines ;
  • Vérifie la dangerosité des additifs. En effet, tous les additifs ne sont pas mauvais pour la santé. Pour cela, jette un coup d’œil sur le site des additifs alimentaires ou télécharge une application mobile comme « additifs alimentaires ».

Règle 2 : Les portions

Cela permet de connaître les valeurs nutritionnelles des macronutriments (c.-à-d. lipides, glucides et protéines) présentés.

Règle 3 : Les calories

Les calories ne sont pas une référence à regarder au moment de l’achat, puisqu’ils ne sont pas les meilleurs indicateurs pour juger la qualité nutritionnelle d’un aliment.

Par contre, avant de consommer cet aliment vérifie les calories afin d’ajuster la quantité consommée selon nos besoins énergétiques journaliers.

Règle 4 : Les lipides

Privilégie les aliments avec :

  • Moins de 5 g de lipides ;
  • Moins de 2 g de gras saturés et trans par portion individuelle. Alors, choisis les aliments les moins transformés, car lorsqu’ils se présentent comme des « aliments léger en matière grasse » alors cela cache leur forte teneur en sucre ou sel.

Règle 5 : Les glucides

Privilégie les aliments riches en fibres pour leurs bienfaits sur le transit intestinal.

Concernant les céréales, privilégie les aliments avec plus de 2 g de fibres et moins de 6 g de sucres – ou 9 g si présence de fruits dans le produit – par portion de 30 g.

Surveiller la quantité de sucres ajoutés ou « dont sucres ».

Le tableau nutritionnel comporte deux indications :

  • Glucides : corresponds à la quantité totale de glucides simples et complexes ;
  • Glucides simples : corresponds à la ligne « dont sucres ».
    • Naturellement présents dans le produit comme le fructose ;
    • Ajoutés à l’aliment comme le sirop de glucose-fructose.

Mais nous ne pouvons pas savoir si le produit contient des sucres naturels ou ajoutés. En effet, nous pouvons seulement supposer que la quantité de sucre ajouté dans le produit est proportionnelle à la quantité de sucre visible sur la ligne « dont sucres ».

Règle 7 : Sodium

Il faut 1 gramme de sel maximum pour 100 grammes.

2. Le marketing : comment nous rendent-ils aveugle au moment de lire les étiquettes nutritionnelles

Au moment de lire les étiquettes nutritionnelles, sois conscient que les industriels ne veulent pas te laisser choisir raisonnablement.

Alors, ils utilisent des subterfuges pour te faire craquer :

Les termes légaux utilisés

  • « Allégé en… »
    • « Allégé en sucre » signifie que le produit contient au minimum 30% en moins de sucre qu’un produit similaire.
    • « Allégé en matières grasses » signifie que le produit contient au minimum 30 % de matières grasses en moins qu’un produit similaire.
  • « A teneur réduite en sel/ sodium » signifie que le produit contient au minimum 25 % de sel en moins que le produit standard.
  • « Source de fibre » peut être présent sur la boîte si le produit contient au minimum 1 g de fibre pour 100 g/ml.
  • « Sans sucre » signifie que l’aliment contient moins de 0.5 g de sucres pour 100 g/ml.
  • « Sans sucre ajouté » signifie qu’il n’y a pas de sucre ajouté au produit lors de sa fabrication. Mais le sucre naturellement présent dans le produit, lui, reste présent (p. ex., compote de pomme).
  • « Sans matière grasse » signifie que l’aliment contient moins de 0,5 g de lipides pour 100 g/ml de produit.
  • « Pauvre en matières grasses » signifie que l’aliment ne contient pas plus de 3 g de lipides pour 100 g ou 1,5 g pour 100 ml de produit.
  • « Pauvre en sel/Sodium » signifie que l’aliment contient moins de 0,12 g de sodium pour 100 g/ml de produit.
  • « Sans sel » signifie que l’aliment contient moins de 0,005 g de sodium pour 100 g/ml, ce qui est très faible. 

Les termes marketing utilisés

Apprendre à lire les étiquettes nutritionnelles te permet d’éviter de te faire avoir par les techniques marketing.

  • « Antioxydant » et « vitalité » sont des termes purement marketing pour donner au produit un aspect naturel. Par exemple : Les boissons de chez « Innocent » sont en réalité pleines de sucre.
  • « Léger » et « light » signifient que le produit contient moins de matière grasse ou sucre. Cela donne l’illusion d’un produit sain, alors que la disparition de l’un (matière grasse ou sucre) est compensée par un surdosage de l’autre.
  • « Sans… [sucres, gluten] » signifie l’absence d’un ingrédient dans le produit qui en général est compensé par le surdosage d’un autre ingrédient. C’est similaire à la formule « léger » et « light ». Par exemple : Le fromage blanc 0% de matière grasse est très sucré. Une étude de 2006 montre que les expressions « allégé en matières grasses », « 0% matières grasses », « léger » … sont en partis responsables de l’obésité croissante.
    En effet, nous mangeons plus lorsqu’il s’agit de ce genre de produits, car nous ne culpabilisons pas autant qu’avec un produit standard. Alors, apprendre à lire les étiquettes nutritionnelles, te permets de ne plus tomber dans ce piège.
  • Nous associons souvent le terme « Bio » à une alimentation saine alors que cela alerte de la non-présence de pesticide.

Une étude réalisée en 2019 montre que les étiquettes « bio » nous font sous-estimer la valeur énergétique et saine des aliments. En fait, l’étiquette bio nous donne la sensation que le produit est sain et peu calorique.
Or, ce biais cognitif (effet de halo) peut causer des problèmes de santé dus à la surconsommation de produit que l’on croit sain.

  • Parfois le produit fait référence à l’alimentation du sportif sur les emballages. Encore une fois, cela laisse entendre que le produit est sain alors qu’ils sont très sucrés.
  • « Origine France » est un terme visant à nous rassurer sur l’origine du produit. En général, la provenance est d’ailleurs. 

Quand les aliments sont dits sans sucre ou sans matière grasse et allégé en matière grasse ou allégé en sucre, cela signifie que l’on compense le manque de l’un par le surdosage de l’autre. S’ils ne contiennent pas de matière grasse alors ils compensent avec du sucre, puisque le gras et le sucre donnent du goût aux produits.

Les emballages

Soucieux de l'environnement ?

Les industriels jouent avec tes émotions afin de détourner ton envie de lire les étiquettes nutritionnelles. Pour cela, il existe des méthodes comme le Greenwashing. Si tu n’en as jamais entendu parler, alors tu l’as certainement remarqué. Par exemple : La transformation du logo de Mc Donald d’un fond rouge sur un fond vert.

avatar feuille

En fait, l’idée est d’associer le produit à quelque chose de naturel. Étant donné que la couleur verte reflète ce qui est sain et naturel alors l’emballage change même si le produit reste le même. 

Soucieux de ton poids ?

Les marketeurs se sont saisis de la mode des régimes pour encore jouer avec nos biais cognitifs. Cette fois, ils utilisent la couleur bleu clair pour éveiller le sentiment d’être en présence d’un produit allégé et bon pour notre ligne.

avatar numero allege
Pas le temps ?

La vignette nutri-score est une autre astuce pour t’empêcher de lire les étiquettes nutritionnelles. Nous la trouvons sur certains emballages avec 5 couleurs (les 5C) sur une échelle allant de A (valeur très positive) à E (valeur très négative).

avatar nutriscore

Les entreprises sont libres de l’afficher ou non sur leurs produits. Cet indicateur aide les consommateurs à choisir de manière éclairée les aliments. Certaines applications mobiles comme YUKA ont le même objectif.

Pourtant, nous devons rester vigilants. En effet, cette vignette n’est pas fiable alors apprendre à lire les étiquettes nutritionnelles est fondamental. Par exemple : Les spécial K ont une note de A, car la quantité de matière grasse est faible (3 g pour 100 g), mais le taux de sucre est trop élevé (18 g pour 100 g). Finalement, c’est aberrant d’attribuer une si belle note à un produit si mauvais pour la santé.

IV. Conclusion : Lire les étiquettes nutritionnelles

Apprendre à lire les étiquettes nutritionnelles est un premier pas pour reprendre le contrôle de sa vie et de ses habitudes alimentaires. Alors, prendre l’habitude de lire les étiquettes nutritionnelles est un grand pas vers une vie en meilleure santé.

Autant dire que nous sommes souvent piégées lorsque nous faisons nos courses, car les marketeurs veulent nous pousser à l’achat de produit que nous ne désirions pas ou pire que nous pensons sain.

Apprendre à lire les étiquettes nutritionnelles te donne le pouvoir de décider de ce qui est bon pour toi.

En fait, l’objectif des industriels est de faire plus de chiffres. Donc, ils utilisent des termes et des emballages alimentaires qui inspirent confiance.

Qu’est-ce qui dans ton placard mériterait de disparaître ? Partage ta réponse en commentaire.

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