Comment réussir à changer ses habitudes de vie

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En 1972, le psychologue Walter Mischel a conduit l’une des expériences les plus célèbres du siècle.

Il accompagnait des enfants dans une pièce, posait une guimauve sur la table devant eux, puis les laisser seuls. Il leur disait que s’ils ne mangeaient pas la guimauve avant son retour, alors ils en recevraient une deuxième.

Le but de l’expérience était de déterminer si l’âge de l’enfant jouait sur sa capacité à retarder une gratification instantanée, au profit d’une récompense future plus grande.

Il les observa tour à tour derrière un miroir sans tain. Finalement, 1/3 des enfants mangèrent immédiatement la guimauve quand le chercheur quitta la pièce, 1/3 mangèrent la guimauve quelques minutes plus tard et 1/3 patientèrent les 15 minutes.

Sans surprise, les résultats montrèrent que plus les enfants étaient âgés, plus ils étaient capables d’attendre. Puis, l’expérience aurait dû s’arrêter là.

Mais quelques années plus tard, Mischel contacta les enfants de l’expérience afin de savoir comment ils s’en sortaient dans la vie. Aussi incroyable soit-il, ceux qui mangèrent la guimauve aussitôt le chercheur sorti de la pièce rencontrèrent plus de difficultés académique et professionnelle que ceux qui patientèrent les 15 minutes.

Alors, d’autres chercheurs s’intéressèrent à reproduire ces résultats. Aujourd’hui, nous savons que les personnes capables de repousser la gratification instantanée ont une meilleure santé physique, de meilleures performances scolaires, une meilleure stabilité financière ainsi qu’une qualité de vie supérieure à la moyenne (p. ex., vie sociale stable, moins de maladies mentales).

Là, tu te demandes, quel est le rapport avec les habitudes ? Reste bien concentré, car c’est maintenant qu’on s’amuse. En fait, la différence entre une personne qui cumule les mauvaises habitudes et celle qui cumule les bonnes habitudes tient de leur capacité à repousser les gratifications.

En effet, nos mauvaises habitudes nous récompensent directement – comme les 2/3 des enfants qui mangèrent la guimauve avant le retour du chercheur – tandis que les bonnes habitudes impliquent de la patience et beaucoup de volonté – comme 1/3 des enfants qui patientèrent. Malheureusement, notre niveau de volonté est en chute libre, car notre attention est sollicitée de toute part, via les réseaux sociaux, le divertissement à la télé, les notifications du téléphone…

Ainsi, il nous faut devenir malin afin de réussir à changer ses habitudes de sorte à rendre l’exécution d’une bonne habitude aussi facile qu’une mauvaise.

Sommaire

I. Une habitude, c’est quoi ?

L'habitude transforme les corvées en plaisirs et les plaisirs en corvées, c'est là sa vertu et son vice.

Jean Dutourd

1. Définition

L’habitude est souvent définie comme « une tendance ou pratique régulière qu’il est difficile d’abandonner ». Mais cette définition est trop vague. Pour être plus précis, il faut la voir comme « une réponse automatique à une situation spécifique ».

La première met l’accent sur un comportement, tandis que la deuxième s’intéresse au contexte dans lequel l’habitude est exécutée. En psychologie, on parle de théorie du « stimulus-réponse ».

En fait, l’idée c’est qu’une habitude est une réponse comportementale automatique à un stimulus environnemental familier une personne, un objet, un lieu, un son ou autres – que l’on reproduit dans le temps. Cet apprentissage lie le stimulus en question à un comportement précis qui se déclenche automatiquement – habitude – afin d’obtenir un résultat précis – récompense/gratification.

Par exemple :

  • Stimulus : Une guimauve ;
  • Habitude/Comportement : Manger la friandise ;
  • Récompense : Éprouver du plaisir.

Par exemple :

  • Stimulus : Ton salon ;
  • Habitude/Comportement : Tu t’allonges dans ton canapé et tu allumes la télé ;
  • Récompense : Tu te détends.

Ce concept de psychologie est représenté par la boucle des habitudes.

2. La boucle des habitudes

La boucle des habitudes est un schéma utile pour réussir à changer ses habitudes. En fait, comme les habitudes se forment dans un environnement qui ne change pas, alors peu importe que ton habitude soit bonne ou mauvaise, tu l’as apprise via 3 éléments principaux :

  • un stimulus environnemental ;
  • une réponse comportementale/habitude de notre part ;
  • et une récompense/gratification ou suppression d’un sentiment désagréable.
boucle des habitudes animée

a) Le stimulus

Le stimulus est ce qui déclenche la boucle des habitudes. Alors, c’est le point de départ pour réussir à changer ses habitudes.

Prenons un exemple très simple, mais très parlant : l’habitude de fumer.

Tout ce qui incite un fumeur à prendre une cigarette et à l’allumer est dû à la présence d’un stimulus ou plusieurs stimuli.

Le stimulus dépend de :

  • L’heure de la journée et du lieu. Par exemple : Ta pause-café de 10h ;
  • La compagnie des gens. Par exemple : Ton ami avec lequel tu fumes pendant l’apéro ;
  • Ton action précédente. Par exemple : Après ton petit-déjeuner ;
  • Une situation spécifique. Par exemple : À chaque soirée ;
  • Un lieu. Par exemple : Sur ton balcon ;
  • Un état émotionnel. Par exemple : Dès que tu te sens stressé.

Finalement, lorsque l’un de ces stimuli s’active, alors ton cerveau reçoit le signal de produire le comportement en conséquence : c’est la routine.

b) La routine

Donc le stimulus déclenche la routine/l’habitude. Cette étape est primordiale pour changer ses habitudes, car il s’agit de la définition exacte de l’habitude que l’on souhaite implémenter à sa vie.

L’habitude peut être une action de type :

  • Physique : Jouer à la PlayStation, rester scotché sur son portable ;
  • Mentale : Réfléchir, ressasser le passé ;
  • Émotionnelle : Joie, peur, colère, tristesse…

Dans l’exemple du fumeur, la routine correspond au fait d’allumer une cigarette ou de fumer.

c) La récompense

La dernière partie de la boucle correspond à la récompense.

En fait, ton habitude est un comportement que tu adoptes en réponse à un stimulus afin de recevoir une récompense fournit par ton cerveau, qui :

  • Te fait ressentir du plaisir (libération d’hormone de plaisir telle que la dopamine) ;
  • Supprime ton stress (ralentir la libération d’hormone de stress telle que l’adrénaline).

Donc, la seule raison d’exister de ton habitude est de recevoir cette récompense afin de retrouver un équilibre interne stable.

Cette étape est très puissante pour réussir à changer ses habitudes, car il s’agit du « pourquoi » tu as telle ou telle habitude. Comme le résultat te procure du plaisir ou supprime une tension interne, alors tu exécuteras de nouveau ton comportement en présence du stimulus pour recevoir ton shot de dopamine ou réduire ton stress. Au fur et à mesure, ton habitude s’ancre en toi.

Par exemple :

  • Un fumeur confronté à un stimulus qui normalement déclenche son habitude d’aller fumer ressentira un stress lui donnant envie de fumer. S’il n’a pas conscience de ce stress, alors il cédera à la tentation afin de l’annuler au profit d’un sentiment de bien-être (dopamine) ;
  • Un timide confronté à un stimulus – être entouré de 4 personnes – qui provoque un comportement de fuite ressentira du stress s’il ne quitte pas les lieux (supprimer le stress ressenti).

Malheureusement, bien souvent la récompense recherchée produit des conséquences négatives dans ta vie.

En fait, peu importe que ton habitude soit positive ou négative, ton cerveau ne fait pas la différence et te récompense d’un shot de dopamine ou d’une suppression du sentiment désagréable.

Mais comme notre cerveau est fainéant, il n’a pas forcément envie de s’embêter à suivre des habitudes saines qui elles demandent plus de volonté et de stress qu’une mauvaise habitude.

Par exemple :

  • Plutôt que d’essayer d’atteindre tes objectifs (qui te stress) alors tu préfères procrastiner en te prélassant dans ton canapé (te procurant du plaisir) ;
  • Plutôt que de finir ton projet pour la semaine prochaine, tu vérifies les notifications sur ton téléphone ;
  • Plutôt que de prendre le temps de choisir des plats sains, tu prends des plats préparés ;
  • Plutôt que de faire du sport, tu restes dans ton canapé ;
  • Plutôt que d’accomplir une tâche, en direction de tes objectifs, tu regardes la dernière série de Netflix ;

II. Réussir à changer ses habitudes de vie : les bénéfices

Le bonheur est une habitude à cultiver.

Proverbe anglais

Contrairement à la croyance populaire, il n’existe pas de nombres magiques relatifs aux jours nécessaires pour former une nouvelle habitude. En fait, il ne suffit pas d’atteindre un certain seuil de répétition pour que notre cerveau enregistre l’association stimulus –> comportement comme habitude, car cela prend du temps.

Au démarrage, exécuter l’habitude demande beaucoup d’effort :

graphique habitude

Pourtant, nous avons tous été témoins de cet ami qui a vécu une évolution positive extraordinaire (p. ex., en passant de timide à conférencier, du dernier de la classe à diplômé d’une grande université, de geek à sportif…).

Alors, comment a-t-il fait pour changer ses habitudes et les tenir ? Je te rassure, rien de bien compliqué. En fait, comme le négatif attire le négatif, il en est de même du positif.

Par exemple : Une personne souhaite perdre du poids. Elle commence par définir un objectif : « perdre 5 kilos ». Après sa première séance de sport, elle confirme à quel point elle déteste ça. Mais, elle continue pour atteindre son objectif. Au bout de 2 mois, elle l’atteint. À ce moment-là, la magie opère. Elle est très fière de ses résultats et ne veut pas arrêter, car elle se sent mieux dans sa peau, plus motivée et productive, calme avec plus de clarté mentale. Sa perception du sport change, si bien qu’elle ne le voit plus comme quelque chose de douloureux, mais plaisant grâce aux bienfaits ressentis. Finalement, elle intègre un régime alimentaire sain et bien plus…

Comme tu peux le voir, cette personne usa d’une grande force mentale pour changer ses habitudes, car au début elle détestait le sport. Mais petit à petit, un cercle vertueux entra dans sa vie, si bien que la douleur de faire du sport s’est transformée en plaisir. Transformer le déplaisir, de faire quelque chose, en plaisir est un élément ultra-puissant pour réussir à changer ses habitudes de vie.

Finalement, les bénéfices de changer ses habitudes est de profiter d’un cercle vertueux qui facilitera l’exécution de nos bonnes habitudes.

III. Ce qu’il faut savoir pour réussir à changer ses habitudes de vie

Sème un acte, tu récolteras une habitude ; sème une habitude, tu récolteras un caractère ; sème un caractère, tu récolteras une destinée.

Dalaï Lama

Pour réussir à changer ses habitudes de vie, tu dois avoir conscience de ce qu’il se passe dans ta tête, lorsque tu essaies d’instaurer une nouvelle routine. Alors, changer ses habitudes devient plus facile.

1. Le Mindset : Développer sa volonté

Changer ses habitudes nécessite beaucoup de volonté (motivation).

Notre niveau de volonté peut être illustré comme une barre d’énergie :

barre denergie action vide

Cette barre d’énergie s’épuise, plus ou moins vite, au gré de nos décisions journalières. Mais, elle s’épuise d’autant plus, lorsque l’on se force à faire des choses que l’on ne veut pas. Alors, nous disposons de moins en moins d’énergie par la suite ce qui favorise les mauvaises habitudes. Donc, cette barre d’énergie est limitée.

Pour réussir à changer ses habitudes de vie, il faut limiter le gaspillage de son énergie.  

Une étude de 1998 illustra ce phénomène en séparant les participants de l’expérience en 2 groupes. Le premier devait résister à l’envie de manger (réponse automatique) des biscuits placés devant eux (stimulus). Le deuxième pouvait manger autant de biscuits que souhaité. Après cette tâche, ils devaient passer un test de résolution de problèmes. Les résultats montrent de meilleurs résultats pour les participants du groupe 2 que du groupe 1.

Ce phénomène s’explique par le fait que le premier groupe s’est fatigué en résistant à la tentation d’obtenir une récompense – ce qui diminua leur barre d’énergie – tandis que le deuxième groupe n’a pas gaspillé son énergie, alors ils l’ont utilisé pour résoudre les problèmes.  

charte graphique expérience

Donc, plus on utilise notre volonté au quotidien, moins nous disposons d’énergie pour prendre des décisions saines au fur et à mesure de la journée – ce qui favorise nos mauvaises habitudes. C’est pourquoi manquer d’énergie est la cause principale d’abandon de bonnes habitudes au profit de nos caprices. En psychologie, on parle d’épuisement de l’ego.

Cela explique pourquoi après une longue journée de travail – barre d’énergie vidée – la seule chose qu’on désire est de se prélasser sur le canapé à siroter un petit cocktail.

barre denergie

Alors, pour réussir à changer ses habitudes, nous devons préserver cette barre d’énergie afin de ne pas succomber à nos mauvaises habitudes.

Bonne nouvelle : La volonté, c’est comme un muscle.

  • Tu peux l’entraîner et la développer pour la rendre plus résistante aux efforts quotidiens ;
  • Ou tu peux t’y soumettre et subir ton quotidien. Alors comme un muscle, elle finira par diminuer et s’affaiblir.

En fait, plus notre barre d’énergie est renforcée, plus notre volonté de maintenir nos nouvelles habitudes est grande, et ce, même en présence de stimuli environnementaux (p. ex., friandises, soirée, salon) qui nous incitent à abandonner, car cela aide contre le manque d’estime ou de confiance en soi à reprendre sa vie en main et ne plus subir sa vie. 

Finalement, réussir à changer ses habitudes de vie nécessite d’avoir conscience que notre niveau de volonté est limité. Les prochaines étapes sont essentielles pour entraîner ta volonté et maintenir tes nouvelles habitudes de vie sur le long terme.

2. Définir des objectifs à atteindre

Étant donné que ton niveau de volonté est limité et que chaque journée ne fait que 24h alors, tu dois préserver ton énergie de sorte l’utiliser en direction de la vie qui te correspond, et non ton canapé.

Tout d’abord, il te faut commencer par déterminer tes objectifs de vie. Pour cela, je t’invite à répondre à 3 questions ici.

Ensuite, tu dois détailler tes objectifs à long terme, afin de faciliter la planification des tâches à moyen et court terme en vue de leur réalisation. Cette façon de procéder est indispensable pour réussir à changer ses habitudes, car cela facilite l’exécution de la nouvelle habitude pour accomplir tes tâches. Au fur et à mesure du temps, ton cerveau associe l’accomplissement de tâches quotidiennes à une récompense. À ce moment-là, ton énergie mentale sera préservée, car tu l’exploites dans une direction que tu as déterminée.

Tes objectifs peuvent être personnels ou professionnels, par exemple :

  • Perdre 5 kilos ;
  • Adopter une hygiène de vie saine ;
  • Obtenir mon diplôme avec mention ;
  • Monter mon business ;

3. Anticiper les chutes

Comme on l’a vu plus haut, à un moment donné, ta barre d’énergie diminuera. Alors, tu auras peu de volonté, si bien que tu succomberas aux tentations.

C’est pourquoi changer ses habitudes implique de définir des objectifs, car cela permet de se relever plus facilement lors de nos chutes. En effet, nos objectifs nous permettent de garder un cap et de retrouver notre chemin plus rapidement.

De plus, leur accomplissement améliore notre humeur grâce au cercle vertueux qui se créait. Cet élément est intéressant à prendre en compte, car les études montrent que l’état mental dans lequel tu te trouves impact ta capacité à recharger ta barre d’énergie. Si bien que, plus tu es d’humeur positive et/ou compétitive, plus ta volonté grandit.

Finalement, pour réussir à changer ses habitudes, il faut avoir conscience des chutes à venir pour se relever plus rapidement et ne pas vivre la situation comme un échec. De plus, l’important est de ne pas se culpabiliser et de reprendre sa routine le lendemain.

IV. Comment réussir à changer ses habitudes de vie

Certains changements vous sembleront négatifs en apparence, mais vous vous rendrez vite compte que cet espace est créé dans votre vie pour que quelque chose de nouveau émerge.

Eckhart Tolle

Afin de réussir à changer ses habitudes de vie, il faut créer une nouvelle boucle des habitudes.

1. Quelles nouvelles routines souhaites-tu mettre en place ?

L’objectif ici est de parvenir à créer un lien entre un stimulus et une récompense afin de faciliter l’exécution de la nouvelle habitude.

stimulus récompense

a) Quelles bonnes habitudes souhaites-tu mettre en place ?

Selon les objectifs que tu auras définis ci-dessus, quelles habitudes te permettraient de les atteindre ?

b) Quelles sont tes mauvaises habitudes qui font obstacle ?

Prendre conscience de ses mauvaises habitudes est essentiel pour réussir à changer ses habitudes de vie, sinon elles ressurgiront au premier coup dur pour te débarrasser de tes bonnes habitudes. Peut-être que ton point faible provient de ta tendance à procrastiner ? À penser négativement ? À suivre tes croyances limitantes ? À fumer ?

Par exemple : Dans le cas de la procrastination, cela répond au besoin de :

  • Ne plus penser aux propos déplacés de son collègue ;
  • Se reposer ;
  • Se changer les idées ;
  • Oublier un incident professionnel.

Bref, comme ton comportement se produit toujours en raison de ton environnement, cela signifie que pour se débarrasser de ses mauvaises habitudes et réussir à changer ses habitudes de vie, il faut :

  • Modifier son environnement, c’est-à-dire le stimulus qui provoque le comportement ;
  • Ou modifier sa perception de ce dernier.

Par exemple : Pour ne plus te dénigrer en passant devant ton miroir, alors tu peux accrocher des post-it avec des mots positifs écrits dessus afin de te rappeler de changer ton langage interne.

Finalement, la différence entre une bonne et une mauvaise habitude tient de notre niveau de volonté. De plus, une mauvaise habitude est plus facile à faire qu’une bonne habitude. Alors, pour réussir à changer ses habitudes, nous devons être malins afin de rendre une bonne habitude aussi facile à faire qu’une mauvaise habitude.

c) Identifie une douleur

Identifie une douleur en lien avec la mauvaise habitude :

Bien souvent, nous appliquons une mauvaise habitude pendant des années, jusqu’à ce qu’elle produise des conséquences insupportables (p. ex., cancer, obésité, douleur physique, honte…).

Par exemple : Une personne en surpoids peut utiliser sa peur du regard des autres sur son physique, pour poursuivre la récompense de se sentir plus confiante grâce à une silhouette athlétique. Cette récompense préservera sa volonté d’agir sur le long terme et l’aidera à finir son programme sportif de 3 mois.

Alors, pour réussir à changer ses habitudes de vie, je t’invite à identifier une douleur associée à l’accomplissement de ta mauvaise habitude.

Par exemple :

  • Fumer te donne les dents jaunes ;
  • Passer 3 heures sur les réseaux sociaux te fait te sentir mal dans ta peau ;
  • Regarder la télévision t’empêche de finir tes leçons de dessins ;

Réponds aux questions suivantes :

  • Quelles sont les conséquences négatives actuelles causées par mon habitude au niveau personnel et professionnel ?
  • Quelles conséquences négatives à court terme seront causées par mon habitude au niveau personnel et professionnel ?
  • Quelles conséquences négatives à long terme seront causées par mon habitude au niveau personnel et professionnel ?
Identifie une douleur associée au fait de ne pas tenir tes bonnes habitudes et de ne pas agir pour atteindre tes objectifs :

Par exemple : Si je ne tiens pas mes 3 séances de sport par semaine, alors je ne me sentirais jamais assez bien dans ma peau.

Réponds aux questions suivantes :

  • Quelles seront les conséquences positives à long terme apportées par ma nouvelle bonne habitude au niveau personnel et professionnel ?
  • Quelles seront les conséquences positives à court terme apportées par ma nouvelle habitude au niveau personnel et professionnel ?

2. Modifie les stimuli environnementaux

Les études montrent que pour réussir à changer ses habitudes de vie, il faut se concentrer sur les stimuli environnementaux et non notre comportement. Alors, l’objectif ici est de parvenir à modifier les stimuli afin de faciliter l’exécution de l’habitude.

stimulus routine

a) Identifie les stimuli responsables de l’exécution de la mauvaise habitude

Pour réussir à changer ses habitudes, il faut identifier les stimuli environnementaux responsables de l’exécution de celles-ci. Ton habitude peut-être déclenchée en fonction de :

  • L’heure de la journée et du lieu ;
  • La compagnie des gens ;
  • Ton action précédente ;
  • Une situation spécifique ;
  • Un lieu ;
  • Un état émotionnel.

Prenons l’exemple d’un fumeur.

Son envie de fumer apparaît dès la présence d’un stimulus environnemental préciscomme la pause de 10h. Ce stimulus déclenche alors son envie de produire la réponse comportementale habitude – consistant à sortir une cigarette de son paquet, ressentir la cigarette rouler sous ses doigts, sentir l’odeur des premières fumées, prendre sa première bouffée et là, une explosion de plaisir… son cerveau vient de le récompenser. Alors, il a tout intérêt à ignorer ce stimulus environnemental – c’est-à-dire la pause de 10h – afin d‘éviter de suivre ses collègues dehors à la pause de 10h au risque de fumer.

À ton tour. Réfléchis aux stimuli qui peuvent provoquer l’exécution de tes habitudes. Après quelques jours ou une semaine, tu pourras examiner les données recueillies afin d’identifier les stimuli à l’origine de ton comportement.

b) Remplace les stimuli responsables de l’exécution de la mauvaise habitude afin de les orienter pour faciliter l’exécution de la bonne habitude

L’idée est de remplacer ces stimuli afin de réussir à changer ses habitudes et de les tenir. Pour cela, tu peux réaménager ton environnement pour te rappeler les bonnes habitudes que tu souhaites intégrer à ta vie.

Par exemple : Le fumeur peut se faire un café à 10h plutôt que d’aller fumer.

Sur une feuille, remplis les trous de l’affirmation suivante :

Ma mauvaise habitude [mauvaise habitude] se déclenche à chaque fois que [stimuli présents]. Celle-ci est un frein au succès de mon changement d’habitude, car je souhaite [nouvelle bonne habitude] afin de [récompense attendue]. Alors, dès que je croiserais [les stimuli provoquant mauvaises habitudes], je ferais [nouveau comportement].

Au fur et à mesure du temps, les stimuli qui déclenchaient tes mauvaises habitudes provoqueront tes bonnes habitudes. Comme tu peux l’imaginer, la nouvelle récompense (p. ex., boire un café plutôt que d’aller fumer), que l’on essaie de mettre en place pour changer ses habitudes, est frustrante au démarrage. Mais à force de persévérance, la récompense deviendra de plus en plus agréable.

3. Associe une récompense à l’exécution de ta nouvelle habitude

recompense routine

La difficulté de réussir à changer ses habitudes de vie dépend de notre niveau de volonté disponible. Alors, définir des récompenses permet de maintenir un niveau de volonté élevée dans le temps (barre d’énergie préservée).

En fait, la raison pour laquelle les mauvaises habitudes sont si bonnes, c’est parce qu’elle nous récompense immédiatement de l’hormone du plaisir. Alors, le jeu est de trouver une récompense à associer à ta bonne habitude afin de libérer de la dopamine.

Par exemple : Se récompenser en s’autorisant :

  • une soirée entre amis en fin de semaine ;
  • un cheat meat ;
  • un smoothie fruité ;
  • un bain chaud…

Enfin, changer ses habitudes nécessite de supprimer les récompenses nocives, car elles demandent beaucoup d’énergie à être ignorées et descends ta volonté d’appliquer tes bonnes habitudes : déconnecte-toi d’internet, désactive tes notifications mobiles, ne laisse pas de friandises à traîner sur ta table de nuit, met ton briquet dans une pièce différente que ton paquet de cigarettes…

V. Conclusion

Changer ses habitudes est primordiale pour avancer vers la vie qui nous correspond, car 40% de nos actions journalières dépendent d’elles et elles sont majoritairement négatives. En effet, les mauvaises habitudes sont plus faciles à faire que les bonnes (p. ex., c’est plus facile de rester dans son canapé que de faire du sport).

En fait, nous apprenons nos habitudes en suivant un schéma de pensées précis commençant par un stimulus environnemental (p. ex., un bar) auquel nous avons associé un comportement précis (p. ex., fumer) afin d’obtenir une récompense (p. ex., zen).

Comme nos habitudes s’activent selon les stimuli environnementaux que l’on croise, alors changer ses habitudes implique de manipuler ces stimuli.

Cependant, manipuler les stimuli afin d’adopter une nouvelle habitude demande beaucoup d’énergie. C’est pourquoi changer ses habitudes nécessite beaucoup de patience et de détermination. Mais au fur et à mesure du temps, les habitudes s’ancrent en nous si bien que notre énergie mentale est préservée.

Quelles habitudes comptes-tu implémenter à ta vie ? Partage ta réponse en commentaire.

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