Comment se comparer aux autres te gâche la vie

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86.400 secondes.

C’est le nombre de secondes nécessaires pour faire 24h.

De plus, notre cerveau prend 35.000 décisions dans une journée.

Seulement 0,26% d’entre elles sont prises consciemment.

Dans l’hypothèse où tu subirais ton quotidien, c’est-à-dire que tu n’as pas de routine prédéfinie, que tu ne planifies pas tes journées, que ton activité favorite c’est de swiper ton feed Instagram ; alors, ton estime de toi est au plus bas.

Le problème c’est que ta mauvaise estime de toi illumine les petits détails de ta vie que tu préfèrerais oublier. Tu passes aux rayons X tous ces détails si bien que tu te blâmes, te dénigres, te juges… te compares aux autres.

Finalement, se comparer aux autres devient une simple routine.

Mais une routine n’est pas incassable… bien au contraire. Je t’invite à découvrir ici comment transformer ta vie en arrêtant de te comparer aux autres.

Sommaire

I. Pourquoi se comparer aux autres est plus fort que nous ?

1. Origines du phénomène

Je te rassure, se comparer aux autres est normal. Depuis tout petit nous nous comparons au monde qui nous entoure. C’est ce qui nous permet, entre autres, de nous intégrer socialement. Nos parents comparaient notre comportement à celui des autres enfants ; à l’école on comparait nos notes avec celles des autres ; aux sports on compare ses performances à celles des autres…

Se comparer aux autres est un phénomène naturel ; que ce soit une comparaison positive ou négative, tout individu a besoin de s’évaluer pour connaître sa place en société.

  • Si je me rapproche de la norme alors mon comportement est acceptable et non marginal. Ce que je considérerais comme ni positif, ni négatif, mais simplement normal – c’est notamment une aide précieuse lorsque l’on a peur du regard des autres ;
  • Lorsque je m’éloigne de la norme, 2 phénomènes peuvent se produire :
    • Soit une comparaison négative de mes résultats à ceux des autres. Dans ce cas, cela entrainera de l’inquiétude vis-à-vis de mes capacités intellectuelles. Par exemple : Si mes notes sont en deçà de la moyenne, au lieu de remettre en question le système scolaire, la faute me sera attribuée. Donc, j’intégrerais mentalement que « je suis nulle pour l’école » ce qui impactera négativement mon estime de moi à long terme ;
    • Soit une comparaison positive de mes résultats à ceux des autres. Dans ce cas, cela entrainera une valorisation de mes capacités intellectuelles. Par exemple : Si mes notes sont au-delà de la moyenne, alors j’intégrerais mentalement « je suis douée à l’école », ce qui impactera positivement mon estime de moi. Le risque est cependant de développer un type de comparaison descendante (ce que l’on étudiera plus bas).

Bref, la comparaison est vitale. Le problème c’est que nous nous comparons depuis si longtemps qu’il nous arrive de ne jamais remettre en question notre façon de nous comparer.

Le risque est de se comparer négativement. Les études montrent un lien direct entre comparaison et estime de soi. En 1954, le chercheur en psychologie sociale, Leon Festinger, a modélisé ce phénomène de comparaison sociale. Cela permet de mieux comprendre ce phénomène et de prévenir son mauvais usage ; bien que typique lorsque l’on se compare aux autres.

Selon lui, se comparer aux autres permet à tout individu de s’évaluer et de s’améliorer, au niveau :

  • De ses opinions ;
  • De ses capacités ;
  • De son état de santé ;
  • De sa vie sociale ;
  • De ses revenus ;
  • Et de son apparence.

Il identifia alors 3 types de comparaisons :

  • Se comparer aux autres selon un mode latéral, c’est-à-dire à des personnes de son niveau ;
  • Se comparer aux autres selon un mode descendant, c’est-à-dire à des personnes pires que soi ;
  • Se comparer aux autres selon un mode ascendant, c’est-à-dire à des personnes meilleures que soi.

2. Conséquences sur l’estime de soi

Que l’on se compare aux autres négativement sur un plan latéral, descendant ou ascendant produira des conséquences similaires. Dans tous les cas, on dénigre l’autre ou on se dénigre soi-même. Tu deviens alors victime d’une faible estime de toi.

Comparaison latérale ou descendante

Se comparer aux personnes de statut similaire ou inférieur au nôtre, permet à une personne ayant une faible estime d’elle de maintenir son estime de soi à un niveau acceptable.

Par exemple : Une femme au physique moyen ne se comparera pas à un mannequin, mais plutôt à une femme « moyennement attractive » (comparaison latérale) ou « peu attractive » (comparaison descendante) pour se sentir mieux.

Comparaison ascendante

Se comparer aux personnes de statut supérieur au nôtre, nous conduit à formuler des pensées telles que « je suis moins intelligent que… » ; « Je suis moins intéressant que… » ; « Je suis moins… ».

Par exemple : Une femme qui se compare aux mannequins ressentira une insatisfaction corporelle. Sa faible estime d’elle lui causera alors des humeurs négatives, des angoisses des frustrations, du rejet et des comportements pathologiques (anorexie, boulimie).

II. Problème de se comparer aux autres

Lorsque l’on identifie son mode de comparaison –  latéral, descendant ou ascendant – on a la possibilité de le modifier pour son propre bien – meilleure estime de soi – et de s’améliorer.

Malheureusement, pour la majorité d’entre nous, nous utilisons la comparaison négative. Par conséquent, nous maintenons une mentalité basse et une faible estime de soi.

1. Comparer le bon contre le mauvais

Se comparer aux autres négativement, nous conduit souvent à comparer notre mauvais côté avec le bon de quelqu’un d’autre.

Par exemple : À l’école, nous comparons notre niveau de popularité avec la personne la plus populaire (en oubliant que 95% des gens autour de nous vivent la même situation).

2. Comparer son succès comme proportionnel à son statut social

L’une des comparaisons les plus dévastatrices de notre société est la suivante. Nous pensons que le succès se mesure à la taille de notre portefeuille.

Se comparer aux autres de cette façon nous conduit à commettre nos plus grandes erreurs et à vivre nos plus grands regrets.

Avec ce mode de comparaison, nous obéissons à nos croyances limitantes. Si bien que nous poursuivons des études prestigieuses, nous postulons pour les meilleurs postes et dans les meilleures boîtes. Cela fait plaisir à maman qui en retour sera fière de parler de nous à ses collègues. Bref, le cercle vicieux s’entretient très bien comme ça.

avatar tableau

Donc le besoin de se comparer aux autres (qui est naturel) nous pousse à poursuivre une vie qui ne nous correspond pas. Plus notre vie se base sur un tel mode de vie, plus il est difficile de se réveiller ou de se sentir capable de faire quelque chose de nouveau. La peur nous maintient à notre place.

3. La comparaison est infinie

Comme expliqué plus haut, se comparer aux autres négativement te mène sur un chemin qui ne te correspond pas.

  1. Tu voudras posséder des choses qu’au fond tu ne veux pas ;
  2. Lorsque tu posséderas ces choses, tu sentiras ton mal-être grandir ;
  3. Tu penseras que forcément si tu te sens mal, c’est parce que tu ne possèdes pas encore telle ou telle chose ;
  4. Alors tu feras en sorte de posséder cette chose ;
  5. Et de nouveau ton mal-être réapparaîtra ;
  6. Le schéma de pensée se répètera et le cercle vicieux, dans lequel tu vis, perdurera.

Bref, se comparer aux autres négativement n’est pas sain, ce cercle vicieux doit être brisé. Tu dois apprendre à te comparer différemment si tu souhaites un jour pouvoir te sentir bien dans ta peau et heureux.

4. Se comparer aux autres est un combat perdu d’avance

La seule et unique comparaison acceptable et pertinente est une comparaison de toi à toi.

Se comparer aux autres

Se comparer à soi-même

Tu souhaites changer de physique ?

Très bien ! Prends tes mensurations et une photo de toi maintenant, puis recommence ce processus chaque semaine. Change ton alimentation et fais du sport 3 fois par semaine. Compare ta progression avant/après.

À NE PAS FAIRE :
À FAIRE :

Tu souhaites devenir entrepreneur ?

À NE PAS FAIRE :
À FAIRE :

Se comparer aux autres est essentiel. L’idée est de comparer ce qui est comparable. Trouve de l’inspiration chez tes mentors, c’est-à-dire les personnes que tu trouves véritablement inspirantes.

Ne te démoralise pas quand tu vois les résultats des plus grands, mais regarde le chemin qu’ils ont parcouru. De cette façon tu sauras toi-même ce que tu traverseras pour en arriver là où ils en sont.

5. Des barrières mentales qui t’empêchent de progresser

Je vais te révéler un truc qui risque de te donner une décharge électrique.

Attention, tu es prêt ?

Tu n’as pas besoin d’être le meilleur !

Chercher la première place à tout prix, être le meilleur dans son domaine ou être la personne la plus aimée… ne t’apportera que de la tristesse.

Si tu cours après la perfection, alors tu repousses le jour où tu te rendras compte de son inexistante. Ce jour arrivera quand tu seras complètement épuisé par le chemin parcouru dans ta vie. À ce moment-là, tu n’auras d’autres choix que de te confronter à la réalité.

Se comparer aux autres ne t’apportera jamais de joie, ni bonheur. Ce qui te rendra fier de toi et heureux, c’est le combat que tu mènes avec toi-même. Sois en compétition avec toi-même.

Avatar note transparent

Il y a quelques semaines pour la première fois de ma vie, j’ai couru 5km sans m’arrêter.

À présent, peu importe qui tu es derrière ton écran, tu me juges. Tu te compares à moi.

  • Peut-être que tu trouves que 5 km c’est énorme et tu te dévalorises en te disant que tu n’en es pas capable ;
  • Ou même, tu trouves que 5 km c’est ridicule, car toi tu cours des marathons.

Maintenant, l’idée est de t’amener à penser différemment :

  1. Est-ce que moi-même je ne pourrais pas courir 5 km ? Après tout, j’ai mes 2 jambes, certes mon cardio n’est pas très bon, mais c’est bien faisable non ?!
  2. Cette personne est fière d’avoir couru 5 km. J’oublie toujours de me féliciter quand j’accomplis de grandes courses… ça me semble tellement normal, alors que ça ne l’est pas forcément… la prochaine fois, je me féliciterais.

 

Sois en compétition avec toi-même. Et réjouis-toi des accomplissements des autres.

III. Comment cesser de se comparer aux autres

En arrêtant de te comparer aux autres, tu apprécies véritablement les histoires des autres. Ce n’est plus toi contre eux, mais toi avec eux. Tu deviens capable de sincèrement te réjouir pour eux et ils le sentiront et te donneront en retour.

Voici quelques méthodes pour arrêter de se comparer aux autres.

1. Conscientise tes pensées

Pour te rendre compte des effets négatifs de se comparer aux autres, tu dois conscientiser tes pensées. En prenant conscience de cette fâcheuse tendance que tu as de te comparer négativement aux autres, tu deviendras capable de prendre le dessus sur ces pensées et donc sur les émotions négatives qui en découlent (baisse d’estime de soi).

Afin de déterminer ton niveau de comparaison sociale, je t’invite à passer le test ci-dessous :

2. Compare-toi à toi-même

La meilleure façon de s’améliorer est d’analyser sa situation actuelle par rapport à son passé.

As-tu défini des objectifs à poursuivre ?

Si ce n’est pas le cas, ne perds plus de temps. Te comparer à toi-même est la meilleure façon de progresser est de rester concentrer sur soi. Tu n’auras plus ce besoin d’être le meilleur de la Terre, mais d’être meilleur qu’il y a 3 mois, 1 mois, une semaine…

L’été dernier, j’ai commencé à apprendre l’espagnole. Mon objectif est d’atteindre le niveau B2 pour juillet 2021. Après un mois, j’avais le niveau A1 ; Après 2 mois, j’avais le niveau A2 faux débutant ; Après 3 mois, j’avais le niveau A2 pré-intermédiaire, et depuis je suis sur la route pour le niveau B1.

Ma solution pour atteindre mes objectifs est de tenir un traqueur d’habitudes.

Ce traqueur te permet simplement de faire un suivi de tes habitudes. Dans le cas où tu ne tiens pas une habitude correctement tu le vois distinctement. Ainsi, cela te permet de d’analyser ton comportement objectivement.

3. Limite les réseaux sociaux

Tu ne vois que la partie émergée de l’iceberg. Tu te compares à des idées.

  • Cette personne allongée sur une plage de sable blanc qui nous évoque un paradis.
  • Cette personne qui se prend en photo avec une voiture de luxe (potentiellement louée pour le shooting photo).
  • Cette personne qui boit son thé devant une montagne magnifique au réveil.
avatar voiture

Bref, on oublie que les gens sont de véritable pro de la mise en scène photo (j’en suis moi-même coupable par moment). Ils passent ensuite des heures à choisir LA photo parfaite, à retoucher les lumières, à écrire la bio parfaite, et à choisir les meilleurs hashtags… il faut rester conscient de cette réalité derrière nos téléphones. Nous n’avons pas tous un Community manager pour gérer cette partie-là de l’iceberg. Nous devons rester conscient que chacun d’entre nous à un côté de sa vie qui est tout aussi ennuyeux que celle des autres.

Limiter les réseaux sociaux est un beau cadeau à se faire. Tu évites la surcharge mentale à te comparer inutilement aux autres !

4. Transforme ta jalousie en envie

La jalousie est « une émotion secondaire qui représente des pensées et sentiments d’insécurité, de peur et d’anxiété concernant la perte anticipée ou pas d’un statut, d’un objet ou d’un lien affectif ayant une importante valeur personnelle » tandis que l’envie à la valeur que l’on souhaite lui donner : négative ou positive. Je choisis d’envier de façon positive.

L’idée est d’analyser son envie. Lorsque quelqu’un possède quelque chose qui me donne envie, je transforme ce désir en objectif. Cet objectif me pousse ensuite à me comparer à moi-même (jamais autrui). Cette envie, que je transforme en désir, me permet de déterminer mes objectifs de vie sans jalouser quiconque.

Par exemple : J’envie les personnes qui roulent en Ford Mustang 1970 (je rêve de posséder cette voiture). En aucun cas, je ne les jalouse. J’ai un profond désir d’avoir cette voiture que je trouve sublime. Et je sais qu’un jour je l’aurais. Je l’aurais pour moi et non parce que mon voisin en a une. Ici, je pourrais ressentir de la jalousie, mais cela n’aurait produit que de la colère ! Et je n’ai honnêtement aucune volonté de donner autant d’énergie à une émotion qui ne fait que me ralentir et me fatiguer.

IV. Conclusion

Chacun à ses problèmes et ses priorités.

Garde à l’esprit que tes problèmes et tes priorités sont les tiennes et non celles du voisin. Tu gagnes en tranquillité d’esprit lorsque tu te détaches de l’image que les autres donnent d’eux-mêmes et de celle que tu renvoies.

Compare-toi à toi-même. Concentre-toi sur tes progrès. Où en es-tu dans l’atteinte de tes buts ? Si tu doutes de toi, regarde en arrière le chemin parcouru. Tu as déjà énormément évolué. Sois-en conscient !

Sois ton propre adversaire, sois meilleur qu’il y a une semaine. Deviens ce que tu rêves de devenir. La vie est un voyage alors, soit tu décides de ne pas bouger à regarder les autres atteindre leur rêve soit tu prends la prochaine locomotive, direction tes objectifs de vie pour t’honorer !

Bats-toi contre ton meilleur adversaire. Celui que tu rencontres tous les matins devant ton miroir. Attention, cet adversaire est redoutable. Bats-toi fort !

 

Quelle est ta comparaison négative favorite et comment comptes-tu y remédier ? Partage tes réponses en commentaire.

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