Comment trop réfléchir te fait perdre ton estime de toi

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Je déteste les dessins animés.

Tout est tellement évident qu’il n’y a jamais de challenge.

Rappelle-toi, Cendrillon parle à peine 2 secondes avec le prince que le Game est fini. Le suspense est insoutenable jusqu’à la toute fin où ils finissent ensemble. Voilà comment nous devrions rencontrer notre partenaire idéal alors ?! En tout cas, les contes de fées m’ont bien menti.

Non, c’est trop facile.

La vie ce n’est pas ça.

La vie s’est décidé entre Henry de la compta et Jacques le voisin du 5ᵉ, OK ?!

Mais alors, comment choisir ?

J’veux dire, comment savoir si je dois choisir Henry ou Jacques ? Aucun des deux n’est prince, en revanche l’un est mignon, mais pas très dégourdi et l’autre rigolo, mais pas très joli…

Les décisions sont l’affaire de nos vies.

Non seulement, on ne sait pas comment les prendre, mais en plus quand les émotions s’invitent à la fête, on préfère ne plus bouger au risque d’en sortir déçu. Ce type de pensée se répète inlassablement jusqu’à créer un blocage dans tes prises de décisions.

Donc, comment faire ?

Là est tout le but de cet article.

Tu découvriras que la majorité de tes décisions ne sont pas de ton ressort. Mais lorsqu’elles le sont, alors il te faut adopter les bonnes stratégies au risque de trop réfléchir et de finir épuisé.

Sommaire

avatar énergie

Réfléchir est l’œuvre de nos pensées. Le maître à l’œuvre c’est ton cerveau. Tu sais, cette petite boule d’énergie très active, mais capricieuse dont le grand objectif est de préserver au maximum son énergie.

I. Trop réfléchir diminue ton niveau d'énergie disponible

Le niveau d’énergie dont on vient de parler peut être représenté par cette barre d’énergie.

barre d'énergie disponible

En fonction de ton état psychologique, cette barre d’énergie est plus ou moins optimale :

état mental barre d'énergie

Le truc c’est que, l’énergie disponible dans ton cerveau est limitée. Donc, dès que tu prends une décision, ta barre d’énergie diminue conséquemment.

La majorité du temps, cette barre d’énergie se vide en raison de décisions inutiles que l’on prend tout au long de la journée : « Comment je m’habille ? Je mange quoi ce midi ? … » cela te prive de la puissante réserve d’énergie disponible dans ton cerveau. Si bien que cela te pénalise lorsque tu dois prendre des décisions qui te demandent une vraie réflexion (p. ex. le choix de ton Université).

Cette accumulation de décisions quotidienne impacte négativement ta barre d’énergie. Donc, plus tu prends des décisions, plus ta barre d’énergie diminue et moins tu es capable de prendre des décisions de qualités à long terme.

1. Décisions simples

La thérapeute Vicki Botnick en parle comme d’un « processus de décision qui consiste à dresser rapidement une liste d’un éventail complet de possibilités. Puis, tout aussi rapidement, nous commençons à réduire cette liste, en rayant les valeurs aberrantes et les choix qui nous semblent manifestement inappropriés ».

Elles se décomposent en plusieurs formes :

  • Il peut s’agir de problèmes faciles à régler (p. ex. Quel film regarder à la télé ?) ;
  • Il peut s’agir de nos habitudes, c’est-à-dire les actions que nous faisons automatiquement (p. ex. se brosser les dents). Celles-ci ne demandent que très peu d’énergie. C’est l’une des raisons pour lesquelles Marc Zuckerberg porte toujours les mêmes vêtements. Son but est d’économiser au maximum sa barre d’énergie afin de répondre efficacement aux décisions complexes de sa journée ;
  • Il peut s’agir de décisions basées sur nos biais cognitifs. En fait, pour préserver son énergie et éviter de se fatiguer, notre cerveau utilise des raccourcis de pensées. Le côté positif, c’est qu’ils nous permettent d’émettre des opinions diverses très rapidement. Par exemple : On juge l’intelligence ou la beauté d’une personne que l’on vient de rencontrer, en quelques secondes. Le côté négatif, c’est qu’elle n’est ni fiable ni précise, donc on subit ces jugements autant que les personnes que l’on rencontre. Pour y remédier, il faut faire l’effort de voir au-delà des apparences… par contre cela demande beaucoup d’énergie, donc on passe sur un type de décisions complexes.

2. Décisions complexes

Contrairement aux décisions simples, les décisions complexes diminuent ta barre d’énergie beaucoup plus rapidement.

Généralement, lorsque la décision est complexe, on a tendance à trop réfléchir, ce qui nous bloque en raison des options qui semblent infinies.

Afin de prendre la meilleure décision, tu analyses les avantages et les inconvénients de chacune d’elles. Dans ces conditions, la peur de prendre une mauvaise décision épuise tes ressources d’énergie ce qui te bloque dans ta capacité à prendre des décisions éclairées.

À partir d’ici deux solutions s’offrent à toi :

  • Soit tu continues de réfléchir, car tu veux trouver la meilleure solution ce qui te conduit  :
    • soit à une paralysie d’analyse : La paralysie d’analyse marque la phase finale de trop réfléchir. En fait, le fait de trop réfléchir induit des émotions négatives qui provoquent de l’inaction ou un report de prise de décision (tu procrastines quoi). Tu te sens dépassé, car tu analyses ces options comme toutes aussi importantes les unes que les autres. Tu les considères de manière égale. Or c’est à ce moment-là que le processus de prise de décision se bloque et que tu t’enfonces petit à petit dans une paralysie d’analyse ;
    • Soit à une dissonance cognitive : Au moment de prendre ta décision, tu ressentiras de la frustration en raison des nombreuses autres options que tu laisseras de côté. Alors, ton cerveau rationalise ta décision au maximum afin de la rendre cohérente avec ce que tu souhaitais au démarrage.
  • Soit tu prends une décision à tête reposée.

La première option te conduit à subir ta décision car tu n’as pas laissé assez de temps à ton cerveau pour se recharger. Donc, tu as pris une décision alors que tu étais épuisé cognitivement.

La deuxième option t’amène à plus de bien-être. Tu as pris le temps de réfléchir sans laisser tes émotions prendre le dessus sur ta décision. Tu es serein et tu continues ta vie. Bon… tu te doutes bien que cette option-là ne nous intéresse pas ici. Sinon, fin de l’histoire. La princesse finit sa vie avec son prince charmant sans grand suspense. Toutefois, ici ce n’est pas le cas ! La princesse n’a pas trouvé son prince charmant et galère à se décider entre Henry et Jacques.

II. Les conséquences de trop réfléchir sur ton niveau d’estime de toi

1. Trop réfléchir te rend malheureux

Plus on réfléchit, plus on s’enferme dans un cercle vicieux. En fait, l’idée d’un cercle vicieux est d’y entrer sans se rappeler avoir passé le pas de la porte. On se retrouve simplement piégé. Alors comment cela se produit-il ?

Le domaine le plus courant où ta tendance à trop réfléchir apparaît, c’est lors de tes décisions d’achat. Aujourd’hui, avec internet la possibilité de faire un choix devient un travail laborieux pour certains.

En effet, nous ne prenons pas tous des décisions de la même façon. En 1956, l’économiste Herman Simon décrit 2 styles de prise de décision :

  • Il y a les personnes satisfaites. Elles choisissent le produit qui entre en adéquation avec leur intention de départ. Elles ne cherchent pas à l’optimiser et se contentent de ce qui se présente ;
  • À l’opposé, il y a les maximisers (ou les personnes qui maximisent). Ces personnes veulent prendre la meilleure décision possible. Elles sont incapables de se décider tant qu’elles n’ont pas analysé toutes les options possibles.

Voici un exemple de décision prise par un maximiser :

  • 1) Tu as besoin d’un produit (p. ex. des chaussures) ;
  • 2) Tu recherches ce produit sur internet et tu sais ce que tu recherches (p. ex. des baskets pour le sport) ;
  • 3) Tu tombes sur une multitude de sites qui te proposent le produit, mais à des prix, des couleurs et des matières qui diffèrent. À ce stade, tu es heureux, tu trouves plus qu’espérais ;
  • 4) Tu trouves une paire sur un site, puis quelques minutes plus tard, tu en trouves une autre qui te plaît tout autant. À la fin, tu dois te décider entre 10 paires de chaussures différentes. Mais voilà, maintenant tu veux choisir LA paire de chaussures qui t’apportera le plus de bonheur. Malheureusement, cela te rend malheureux. En effet, tu oublies le type de produit que tu recherchais au départ. Tu veux le produit parfait. Mais, comme il n’existe pas, cette recherche te fatigue tu décides soit de laisser tomber soit d’acheter une paire de chaussures tout en regrettant de ne pas profiter des autres options disponibles sur les autres paires.

Le psychologue Barry Schwartz appelle cela le « Paradoxe du choix ». L’idée, c’est que plus un choix nous permet d’obtenir objectivement de meilleurs résultats, plus cette prise de décision nous procure de l’anxiété, de l’indécision, de la paralysie et de l’insatisfaction. Donc, une baisse d’estime de soi.

Finalement, à l’heure du numérique, c’est très tentant de devenir un maximiser.

Google est ton ami dit-on…

Il te permet de trouver ce que tu cherches et même plus… Le truc, c’est que plus le nombre d’options à analyser grandit, plus tu mets de temps à te décider. Voici à quoi cela ressemble :

En revanche, ton niveau de bonheur ne suivra pas la même courbe.
Au démarrage, le fait d’avoir plus d’options augmente ton niveau de bonheur.

Seulement, jusqu’à un certain stade. En effet, passer la phase d’euphorie, il faut redescendre et prendre une décision. Là, les choses se compliquent.

Face à d’innombrables choix, tu développes de l’anxiété, de l’indécision et de l’insatisfaction. Ton discours interne ressemble à ça :

« et si ceci… »,

« et si cela… »…

Ton bonheur se transforme alors en énorme confusion.

La peur de prendre une mauvaise décision t’empêche d’agir. Tu fais du surplace et tu doutes de toi. Tu passes du temps à réfléchir, ressasser et examiner les différentes options pour être sûr de prendre la bonne décision.

L’incertitude est si forte qu’à la fin aucune décision n’est prise.

Bienvenue ! Tu es maintenant entré dans un cercle vicieux.

En conclusion, le niveau de bonheur, d’optimisme et d’estime de soi est plus faible chez les maximisers que les personnes satisfaites, car elles entretiennent plus d’émotions et de pensées négatives. Alors, plus on a de choix, moins on est heureux, car lorsque l’on se décide on regrette toutes les autres options dont on ne pourra profiter.

2. Trop réfléchir diminue tes performances cognitives

Tu te rappelles au début lorsque je te parlais du cerveau comme d’une boule d’énergie ? Et bien cette petite boule d’énergie est responsable de tes performances cognitives qui dépendent de ta mémoire de travail.

En gros, cette mémoire te permet de retenir une petite quantité d’information sur le court terme afin d’effectuer une tâche immédiatement.

Par exemple : Si je te demande de calculer 4 + 4 et qu’ensuite je te demande d’additionner le résultat de + 4, ici c’est ta mémoire de travail qui te permet d’accomplir cet exercice.

Effectuer ce genre de tâche demande beaucoup de concentration.

Mais lorsque notre petite boule d’énergie se trouve à sec alors nos capacités cognitives s’en trouvent amoindries. On perd en concentration.

Finalement, accorder beaucoup d’importance aux détails diminue ton niveau d’énergie et ta capacité à accorder de l’attention à des aspects bien plus essentiels. C’est pourquoi, il faut limiter les pensées négatives et les ruminations qui, par voie de conséquence, diminue ton niveau d’estime de toi et de confiance en toi.

3. Trop réfléchir te bloque dans la réalisation de tes objectifs

La poursuite de tes objectifs demande des efforts et s’accompagne de risque. Bien souvent, on a des objectifs, mais sans trop savoir pourquoi on fait du surplace.

Le truc c’est que, tu analyses tous les résultats possibles et imaginables, et ne retiens que le négatif. Cette peur de faire face à des conséquences négatives te paralyse. Alors tu ne te bouges pas. Tu génères des blocages psychologiques qui interfèrent avec la réalisation de la vie qui te correspond.

avatar effraye

Par exemple : Lorsque tu veux changer de vie, tu te confrontes à d’innombrables peurs. Même si tu détestes ta vie, tu te concentreras uniquement sur le négatif au point de ne jamais oser faire le premier pas. Cela ne veut pas dire que peser le pour et le contre est mauvais. Prendre des décisions précipitées n’apporte pas forcément quelque chose de bon. Mais ta tendance à trop réfléchir t’empêche de prendre une décision. Tu analyses tous les éléments, de sorte que tu subis une paralysie décisionnelle.

III. Comment arrêter de trop réfléchir ?

Pour arrêter de trop réfléchir et d’être paralysé dans ta prise de décision, il te faut apprendre à te connaître et comprendre tes besoins.

Lorsque tu accèdes à la base de la connaissance de toi, il est plus facile de prendre des décisions orientées dans le sens de ce qui te rendra heureux. Surmonter les pensées paralysantes est difficile. Mais en appliquant les quelques techniques présentes ci-dessous tu parviendras à trouver ton chemin vers des décisions plus sages avec plus d’estime de toi et de confiance en toi.

Étape 1 : Apprends à détecter ces moments

De manière générale, réfléchir avant de prendre de grandes décisions est essentiel pour anticiper leurs impacts positifs et négatifs sur ta vie. Mais à trop réfléchir, on finit par se perdre.

Comment la reconnaitre ?

  • Les personnes qui cherchent à maximiser leur décision coûte que coûte tendent à voir leur prise de décision de manière extrême soit c’est la bonne soit c’est la mauvaise, mais il n’y a pas d’entre deux ;
  • Les états dépressifs et les insomnies sont des symptômes communs des personnes qui réfléchissent à tout ;
  • Trop réfléchir conduit inévitablement à une peur d’échouer extrêmement importante reconnaissable par une tendance au perfectionnisme ;
  • Une incapacité à être présent dans l’ici et maintenant, car notre esprit vagabondes dans un passé fait de regret et dans futur fait de promesses ;
  • Trop réfléchir provoque une remise en question. Ce qui est bien. Mais fait de manière excessive… non !
    User et abuser de remise en question nuit à ton bonheur. Tu sabotes ton estime de toi et ta confiance en toi. Ce genre d’habitudes te conduit à analyser, réanalyser encore et encore des situations réelles ou imaginées avec un désir de perfection encore une fois.
  • Trop réfléchir nous fatigue intellectuellement, mais aussi physiquement.

Étape 2 : Découvre les causes qui te font trop réfléchir

C’est utile de comprendre pourquoi tu as du mal à faire des choix.

Peut-être que les résultats d’une décision antérieure t’ont déçu ? Si ce souvenir résonne toujours en toi, tu as peur de reprendre une mauvaise décision.

Ou alors, tu as peur d’être jugé par les autres en raison de tes choix de vie ?

Ou encore, tu as peur que tes « mauvaises » décisions n’affectent ton avenir ou tes relations avec tes proches ?

Mets tes peurs de côté, et analyse ces décisions passées différemment. Plutôt que de laisser le négatif prendre sa place, concentre-toi sur les résultats positifs de ces décisions. Si cela te semble impossible, demande à quelqu’un de t’aider dans cette tâche.

De plus, dissocie ta future décision de tes décisions passées. Ce n’est pas parce que tes décisions passées n’ont pas abouti aux résultats recherchés que tes futures décisions produiront les mêmes résultats. Enfin, prends en considération les avantages que tu pourras en retirer, que ce soit la connaissance de toi ou d’une situation. Dans tous les cas, tu en sortiras grandi.

Étape 3 : Change tes habitudes

Trop réfléchir te fatigue. Tu ne prends pas de décision optimale, donc tu finis par subir ta vie et par voie de conséquences tes pensées négatives te rendent malheureux.

Voici une solution pour contrer ce cercle vicieux via une habitude saine toute simple : limite intentionnellement la quantité d’informations que tu consommes.

Tous nos problèmes trouvent leur solution sur internet. Actuellement, je fais des recherches sur Google pour rédiger l’article parfait idéal à ton besoin. Lorsque je cherche le terme « trop réfléchir » je tombe sur 23.300.000 résultats… je dois donc sélectionner les articles qui m’apporteront des informations pertinentes.

OK, deux situations s’offrent à moi :

  • Soit, j’ouvre une dizaine d’onglets, ce qui me submerge d’informations… mon besoin de perfection s’active, je suis à l’affût des meilleurs articles… Je deviens incapable de me décider en raison d’un nombre incalculable de solutions et de contre solution… Je suis noyée ;
  • Soit, je sélectionne 3 pages pour me guider. Une fois que j’en ai terminé avec elles, je peux me détendre, car j’ai déjà assez d’informations pertinentes pour rédiger la trame de mon article (psst, je parle de celui que tu es en train de lire, hein. xoxo).

Une technique efficace est de laisser ouvert seulement un onglet de recherche. Évite de les accumuler ce qui te permet de rester concentré à 100% sur ta tâche et les informations actuellement présentes.

Étape 4 : Développe ton estime de toi

Laisse tomber ton besoin de perfection

Ce besoin de perfection paralyse le processus décisionnel.

Toute décision a ses avantages et ses inconvénients. La solution pour laisser partir ce besoin de contrôle est d’apprendre à lâcher ton besoin de contrôle par l’acceptation. Comment ?

Par la journalisation attentive.

Le but est de prendre le temps de penser à une décision conflictuelle de ta vie, puis de creuser les tenants et les aboutissants afin d’identifier les déclencheurs et les causes profondes qui t’ont amené à trop réfléchir.

Tu remarqueras que la plupart du temps, tes réactions n’étaient pas fondées sur la réalité des choses. Accepte-le. Accepte de ne pas avoir été parfait et de ne pas devoir l’être dans le futur.

Acceptation dans le moment présent

Lorsque tu te prends en flagrant délit de… trop réfléchir…, suis le processus d’acceptation suivant :

  • Tout d’abord, accepte la situation. Ton cerveau te pousse à réfléchir et à analyser, mais cela devient épuisant. Alors continuer dans ce schéma de pensée ne fait qu’accroître tes frustrations et te submerge. Plutôt que de continuer à te battre pour LA solution, rappelle-toi qu’il existe de nombreuses bonnes choses, mais pas nécessairement de choses parfaites ;
  • Ensuite vient la résilience. Même si ton choix comporte des défauts, rappelle-toi qu’il s’agit du bon choix. Si cela devient « chaotique », rappelle-toi que tu t’en remettras et qu’un jour ce sera une histoire drôle à raconter.

Fais une pause

Trop réfléchir implique de ruminer et de faire tourner les mêmes pensées encore et encore, comme un disque rayé.

Mais trop réfléchir ne conduit généralement pas à de nouvelles idées… d’autant plus que la fatigue se fera de plus en plus sentir et aboutira à une paralysie décisionnelle.

Ton cerveau veut continuer. Il n’en a pas assez eu, or il faut le faire taire.

cerveau vitesse stop

La solution est de te sortir la tête de là, et de trouver quelque chose d’agréable à faire. L’idée est de ne plus penser à ta prise de décision pendant un certain temps.

Par exemple :

  • lire un bon livre ;
  • passer du temps avec ses proches ;
  • s’attaquer à un projet que tu as remis à plus tard.

Une solution bien connue également est de faire des exercices de pleine conscience. L’objectif principal est justement d’éviter de trop réfléchir afin de prendre le temps d’analyser ses pensées distrayantes et de ne pas se laisser submerger par elles.

avatar médite

Étape 5 : Travail ta confiance en toi

Définis ton objectif principal

En identifiant tes objectifs à long terme, cela te permet de prendre des décisions aisément lorsque la tâche semble ardue. Tu peux évaluer si cela te permet d’avancer vers ton objectif ou non. De cette façon, tu surmontes ta tendance à trop réfléchir.

Si ce n’est pas déjà fait, découvre comment trouver tes objectifs de vie simplement dans cet article.

Une fois que tu as défini tes objectifs à long terme, note-les et affiche-les de sorte à les remarquer régulièrement. Maintenant lorsque tu éprouves des difficultés à prendre une décision, demande-toi si cela te permet d’avancer vers tes buts.

Organise ta journée en fonction des décisions les plus importantes

L’un des moyens les plus faciles de prendre des décisions est de hiérarchiser tes priorités. La hiérarchisation nous permet de mettre nos choix en perspective et de prendre des décisions efficaces qui nous permettent de rester calmes et sereins lorsque les choses deviennent stressantes. Savoir ce qui compte et quand cela compte est essentiel pour réduire l’anxiété associée à la prise de décision, mais il faut être honnête sur ce qui requiert réellement ton attention ou pas.

Apprends à hiérarchiser tes choix en te posant les questions clés suivantes :

  • Est-ce aussi important que je le pense ?
  • Qu’est-ce qui pourrait mal tourner si je prends cette décision ? Qu’en est-il des autres choix ?
  • L’issue de cette décision affectera-t-elle ma vie immédiatement, ou y aura-t-il un retard dans les conséquences ou les résultats ?
  • La décision doit-elle être prise maintenant ou peut-elle être retardée ? Si elle est retardée, comment cela affectera-t-il les choix que tu as actuellement ?

Enfin, comme ta barre d’énergie est au plus haut le matin, le mieux est d’organiser tes journées de sorte que tes décisions les plus importantes soient prises en début de journée. L’idée est de réduire l’importance des décisions à prendre au fur et à mesure de la journée. Ainsi, les décisions qui peuvent être réglées de façon automatique sans trop d’effort de réflexion seront fixées en fin de journée.

Donc, n’essaie pas de prendre de grande décision en milieu de journée. Si tu te retrouves bloqué dans un cercle vicieux qui paralyse ton processus décisionnel, alors coupe tout, et reviens-y le lendemain matin.

journée volonté

Étape 6. Passe à l'action (et vite)

Les décisions que tu dois prendre dans la vie comportent plusieurs bonnes options. Cependant, il n’est pas possible de prévoir tous les résultats ou toutes les possibilités de chacune. Puis, faire un seul choix est frustrant et l’incertitude du résultat peut être effrayante.

Dans ces conditions, afin de te familiariser avec l’idée de prendre des décisions pour lesquelles tu ne peux prévoir les résultats, tu peux commencer à prendre des décisions rapides pour des choses sans grande importance.

Par exemple :

  • Choisis un restaurant pour le dîner sans lire les critiques sur internet ;
  • Fais une promenade sans choisir un itinéraire précis ;
  • Choisis le premier film Netflix qui attire ton attention plutôt que de passer une heure à scroller ton écran.

En t’habituant à prendre des décisions rapidement, cela te semblera de plus en plus facile de prendre des décisions sans passer des heures à peser le pour et le contre. Même si, de prime à bord, cela te semble être le moyen le plus sûr de prendre une décision, en vérité cela te cause plus de tort qu’autre chose.

Dans l’un de ces articles, James Clear, l’auteur du livre « Un rien peut tout changer » donne le secret de l’entrepreneur à succès Richard Branson.

Il explique que l’objectif est de bâtir un empire sans attendre de se sentir prêt. En fait, Branson a créé tellement d’entreprises, d’initiatives, d’associations caritatives… qu’il lui est impossible de se sentir prêt ou qualifié pour toutes les lancers.

L’idée, c’est que l’on pourra toujours se convaincre de ne pas être prêt, assez bon ou autre… mais il faut agir maintenant, car nous sommes déjà suffisamment prêts. Mais il nous appartient de le voir et surtout de s’autoriser à le voir. Car en cherchant à trop planifier, on réfléchit, on retarde le lancement, on doute et on finit par abandonner.

Donc, peu importe ton objectif, à long terme (perte de poids, création d’entreprise, écrire un livre…), qui tu es, ce que tu as, ce que tu sais sont suffisants pour démarrer.

Maintenant, la prochaine fois que tu te sentiras paralyser dans ta prise de décision, rappelle-toi que les personnes qui réussissent commencent avant de se sentir prêtes et qu’elles comprennent le reste en cours de route.

IV. Conclusion

Trop réfléchir est un blocage psychologique qui t’empêche de vivre la vie qui te correspond.

Comme on adore prendre les meilleurs décisions, on prend le temps de peser le pour et le contre de toutes les options disponibles. Mais trop réfléchir nous tire petit à petit vers des pensées et émotions négatives. On ressasse nos mauvaises décisions passées, on imagine le pire, bref cette quête peut te paralyser au point de ne rien faire du tout.

Alors, la meilleure chose à faire dans l’immédiat est de prendre l’option qui répond au mieux à tes besoins de départ afin de ne pas consommer de l’énergie inutilement dans des négociations internes interminables.

Toi aussi, il t’est déjà arrivé de trop réfléchir jusqu’à ne plus oser bouger ? Partage ta réponse en commentaire.

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